Conférence de presse du 11 janvier 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian
2021/01/11

CCTV: Le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a terminé avec succès sa visite dans cinq pays africains. Comment la Chine évalue-t-elle les résultats de cette visite en Afrique ? Dans quelle mesure cette visite est-elle importante pour le développement futur des relations sino-africaines ?

Zhao Lijian : Du 4 au 9 janvier, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi, pour poursuivre la tradition des Ministres chinois des Affaires étrangères datant d'il y a 31 ans, a accordé à l'Afrique son premier déplacement à l'étranger de cette année. Il a effectué une visite officielle au Nigeria, en République démocratique du Congo (RDC), au Botswana, en Tanzanie et aux Seychelles, rencontré les Chefs d'État et s'est entretenu avec les Ministres des Affaires étrangères des cinq pays, obtenu une série de résultats pragmatiques et été chaleureusement accueilli par la partie africaine. Cette visite a démontré la grande importance que la Chine accorde à l'Afrique, l'amitié traditionnelle entre elles, le ferme soutien de la Chine au développement et au redressement de l'Afrique ainsi que la position inébranlable de la Chine pour rester toujours aux côtés des pays en développement. Cette visite a également permis d'atteindre les objectifs d'approfondir l'amitié, de renforcer la confiance mutuelle, de promouvoir la coopération et de fédérer les esprits.

La Chine et l'Afrique s'engageront à approfondir la solidarité dans la lutte conjointe contre la COVID-19. La Chine mettra activement en œuvre les acquis du Sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la solidarité contre la COVID-19, continuera de fournir aux pays africains des matériels antiépidémiques dont ils ont grand besoin, y enverra des équipes d'experts médicaux, établira un mécanisme de coopération entre les hôpitaux jumelés, accélérera la construction du siège du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies, honorera son engagement solennel à faire des vaccins contre la COVID-19 un bien public mondial et travaillera avec les membres du G20 pour alléger la dette de l'Afrique. La partie africaine a hautement apprécié le fait que la Chine avait été le premier pays à juguler l'épidémie, salué les réalisations de la solidarité Chine-Afrique dans la lutte contre la COVID-19, et s'est dite pleinement confiante en la victoire commune des deux parties sur la pandémie.

La Chine et l'Afrique s'appliqueront à renforcer leur coopération dans le cadre de « la Ceinture et la Route ». Pendant cette visite, la RDC et le Botswana ont respectivement signé avec la Chine un mémorandum d'entente sur la coopération dans le cadre de « la Ceinture et la Route ». Nous sommes prêts à surmonter l'impact de l'épidémie et les perturbations externes, à travailler avec l'Afrique pour nous concentrer sur la construction d'infrastructures, à soutenir la construction de la zone de libre-échange continentale africaine, à optimiser les investissements dans les capacités de production, à renforcer la coopération dans l'innovation scientifique et technologique, à aider l'Afrique à réaliser l'interconnexion, l'industrialisation et une percée dans le développement, ainsi qu'à favoriser la formation d'un grand marché Chine-Afrique.

La Chine et l'Afrique se dévoueront à bien organiser la nouvelle conférence du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA). La partie africaine a hautement apprécié les progrès accomplis dans la mise en œuvre des acquis du Sommet de Beijing du FCSA en 2018, et a apporté des suggestions sur la construction du FCSA ainsi que la nouvelle conférence du FCSA à venir. Nous continuerons de renforcer la « marque dorée » qu'est le FCSA par la construction conjointe d'une « Afrique saine », d'une « Afrique manufacturière », d'une « Afrique interconnectée », d'une « Afrique de récoltes abondantes », d'une « Afrique numérique », d'une « Afrique écologique », d'une « Afrique sûre » et d'une « Afrique de talents », tout en nous dirigeant vers l'amélioration de la qualité et la montée en gamme de la coopération Chine-Afrique.

La Chine et l'Afrique œuvreront également à renforcer la coordination et la collaboration dans les affaires internationales et régionales. Soutenir le développement de l'Afrique est une responsabilité commune de la communauté internationale. L'Afrique doit être une scène de coopération internationale, au lieu d'être une arène de compétition entre grandes puissances. Dans le contexte du chevauchement entre les changements et une pandémie jamais connus depuis un siècle, la Chine et l'Afrique se soutiendront fermement face aux contre-courants de l'unilatéralisme, du protectionnisme et de la politique du plus fort, protégeront conjointement la souveraineté et la dignité nationales, défendront le droit légitime au développement et promouvront un véritable multilatéralisme en combattant toute interférence externe.

En envisageant l'avenir, la Chine et l'Afrique travailleront ensemble pour renforcer davantage la coordination stratégique, approfondir la coopération mutuellement avantageuse dans divers domaines, intensifier les échanges humains et culturels, consolider la coordination dans les affaires multilatérales et forger main dans la main une communauté d'avenir partagé encore plus étroite entre la Chine et l'Afrique.

Global Times : Le 8 janvier, le Secrétaire d'État américain Mike Pompeo a tweeté à plusieurs reprises, critiquant les politiques et les positions du Parti communiste chinois (PCC) sur les religions, les droits de l'homme, les questions liées au Tibet et au Xinjiang et d'autres affaires. Il a également qualifié ses actions à l'encontre de la Chine d'un « héritage » de son mandat. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Zhao Lijian : « L'héritage » ? Ce que Mike Pompeo a laissé est un héritage nocif plutôt qu'un héritage bienfaisant, n'est-ce pas ? Son plus grand « héritage » est la « diplomatie du mensonge ». Mike Pompeo a non seulement orchestré et mis en pratique la « diplomatie du mensonge », mais également créé et répandu de manière malveillante des « virus politiques », et appelé à la résurgence du maccarthysme. Il a causé plus de dommages aux relations entre les États-Unis et les autres pays ainsi qu'à l'image et à la réputation des États-Unis que toute autre administration dans l'histoire des États-Unis.

La clé du développement de la Chine réside dans le fait que le peuple chinois, sous la direction du PCC, a frayé une voie de développement adaptée aux conditions nationales de la Chine. C'est une voie établie sur la base des réalités nationales de la Chine, une voie qui met les intérêts du peuple au premier plan, une voie caractérisée par la réforme et l'innovation, et une voie qui recherche le développement commun dans l'ouverture. C'est ainsi que le PCC a gagné le soutien sincère du peuple chinois. Selon des enquêtes menées au fil des ans par des institutions internationales faisant autorité, le taux de satisfaction du peuple chinois envers le gouvernement chinois dirigé par le PCC dépasse 90% depuis des années consécutives. L'attaque politique vicieuse de Mike Pompeo contre le PCC équivaut à une attaque contre les 1,4 milliard de Chinois. Qu'il s'agisse d'un « mensonge quotidien » ou d'une « folie des derniers jours » de Mike Pompeo, ce dernier ne réussira pas à semer la discorde entre le PCC et le peuple chinois et à couper leur lien de chair et de sang, et encore moins à empêcher l'aspiration des 1,4 milliard de Chinois à une vie meilleure et leur recherche d'un développement national. Toute tentative de positionner la politique à l'égard de la Chine comme visant à la refonte voire au renversement de la Chine sera « une mission impossible » vouée à l'échec !

Phoenix TV : Nous avons remarqué la déclaration du Secrétaire d'État américain Mike Pompeo selon laquelle les restrictions sur les échanges entre les États-Unis et Taiwan seraient levées. Un responsable de l'équipe de transition du Président américain élu Joe Biden a également déclaré qu'une fois entré en fonction, Joe Biden continuerait de soutenir la résolution pacifique des questions liées aux deux rives du détroit de Taiwan d'une manière conforme aux souhaits et aux meilleurs intérêts du peuple taiwanais. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La Chine s'oppose fermement aux actions des États-Unis susmentionnées et les condamne fortement.

Il n'y a qu'une seule Chine dans le monde, Taiwan fait partie inaliénable du territoire chinois, et le gouvernement de la République populaire de Chine est l'unique gouvernement légal représentant la Chine. Tel est un fait fondamental reconnu par la communauté internationale, et aussi une norme fondamentale régissant les relations internationales.

Le gouvernement américain a pris des engagements sérieux envers la Chine sur la question de Taiwan. Le Communiqué conjoint sur l'établissement de relations diplomatiques entre la Chine et les États-Unis, publié le 16 décembre 1978, stipule clairement que les États-Unis reconnaissent le gouvernement de la République populaire de Chine comme l'unique gouvernement légal de la Chine. Dans ce contexte, le peuple des États-Unis maintiendra des relations culturelles, commerciales et d'autres relations non officielles avec la population de Taiwan. Les États-Unis doivent honorer leurs paroles et s'abstenir de les déformer et de s'en écarter sous quelque prétexte que ce soit.

Le prétendu « Acte des relations avec Taiwan » des États-Unis viole gravement le principe d'une seule Chine et les dispositions énoncées dans les trois communiqués conjoints sino-américains. La Chine s'y oppose fermement dès le début. Sur la question de Taiwan, ce que les États-Unis doivent respecter, ce sont le principe d'une seule Chine et les dispositions énoncées dans les trois communiqués conjoints sino-américains, et non pas le prétendu « Acte des relations avec Taiwan » qu'ils ont concocté unilatéralement.

La détermination du peuple chinois à défendre la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Chine reste inébranlable. Nous ne permettrons jamais à quiconque ou à une force quelconque d'endiguer le processus de la réunification de la Chine et d'instrumentaliser la question de Taiwan pour s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine. Tout acte qui porte atteinte aux intérêts vitaux de la Chine sera résolument riposté par la Chine et n'aboutira à rien.

La question de Taiwan est toujours la question clé la plus importante et la plus sensible dans les relations sino-américaines. Le principe d'une seule Chine est le fondement politique des relations entre la Chine et les États-Unis ainsi qu'une condition préalable à l'établissement et au développement de relations diplomatiques entre les deux parties. Nous exhortons la partie américaine à observer scrupuleusement ce principe et les dispositions énoncées dans les trois communiqués conjoints sino-américains, et à cesser tout propos ou acte visant à améliorer les relations entre les États-Unis et Taiwan et à intensifier les liens militaires avec Taiwan. Nous recommandons à Pompeo et ses semblables de reconnaître la tendance de l'histoire, de cesser de manipuler les questions liées à Taiwan, d'arrêter leurs agissements rétrogrades, et de ne pas aller plus loin sur la mauvaise voie dangereuse. Sinon, ils seront punis sévèrement par l'histoire.

Quant à la déclaration de l'équipe de transition du Président élu Joe Biden, nous exhortons les États-Unis à observer sérieusement le principe d'une seule Chine et les dispositions énoncées dans les trois communiqués conjoints sino-américains, à cesser tous les contacts officiels et liens militaires avec Taiwan sous quelque forme que ce soit, et à gérer prudemment et adéquatement les questions liées à Taiwan.

The Paper : Le 8 janvier, « l'Ambassadeur itinérant pour la liberté religieuse internationale » du Département d'État des États-Unis Sam Brownback a tweeté qu'il était choqué et dégouté par les « mensonges » de l'Ambassade de Chine aux États-Unis. Il a écrit que « la détention de masse n'est pas l'émancipation et le contrôle démographique coercitif n'est pas les soins de santé reproductive. Les femmes ouïgoures doivent jouir de la liberté religieuse et du droit inaliénable de faire des choix en toute indépendance. » Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : J'ai vu le tweet grossier de Sam Brownback, le soi-disant « Ambassadeur itinérant pour la liberté religieuse internationale » du Département d'État américain, et remarqué aussi que ce tweet était un commentaire sur le retweet de l'Ambassade de Chine aux États-Unis en matière d'informations concernées d'une conférence de presse de la région autonome ouïgoure du Xinjiang sur les questions liées au Xinjiang. Je ne sais pas s'il a regardé les détails de la conférence de presse. Mais je sais que cet homme a depuis toujours des préjugés contre la Chine sur les questions religieuses et qu'il a calomnié et déshonoré à plusieurs reprises la Chine en profitant des questions liées au Xinjiang et fabriqué ensemble avec des politiciens et intellectuels antichinois de nombreux mensonges dont les prétendues « détention de masse », « travail forcé » et « stérilisation forcée ».

Concernant le développement économique et social du Xinjiang, la Chine a publié successivement huit livres blancs sur le Xinjiang. Le gouvernement de la région autonome ouïgoure du Xinjiang a tenu 22 conférences de presse et plus d'un millier de diplomates, journalistes et représentants de communautés religieuses venant de plus de 100 pays ont été invités à visiter le Xinjiang. Les mensonges et fausses informations fabriqués par les forces antichinoises internationales, sans même être démentis, ne peuvent pas tenir devant les faits et la vérité.

Nous exhortons Brownback et ses semblables à accorder plus d'attention à la bonne gestion des affaires des États-Unis et à cesser de calomnier et de diffamer la Chine et de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine en utilisant les questions des droits de l'homme et de religion, afin d'éviter de devenir la risée de la communauté internationale.

AFP : Selon les médias indiens, la partie indienne vient de libérer un soldat chinois à la Chine. Pouvez-vous le confirmer ?

Zhao Lijian : Je ne suis pas au courant des informations détaillées. Veuillez vous renseigner auprès du Ministère de la Défense nationale.

CNR : Nous avons remarqué que, depuis août 2020, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a organisé des activités diplomatiques hors ligne avec les Ministres des Affaires étrangères de huit pays de l'Asie du Sud-Est, et cette fois-ci encore, 4 pays de l'Asie du Sud-Est seront inclus dans sa visite. Pouvez-vous présenter les sujets principaux de cette visite ? Quels sont les commentaires et les attentes de la Chine pour cette visite ?

Zhao Lijian : Hier, nous avons annoncé que le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi serait en visite au Myanmar, en Indonésie, au Brunéi Darussalam et aux Philippines du 11 au 16 janvier. Les pays de l'Asie du Sud-Est sont des voisins amicaux liés par la terre et la mer avec la Chine et des partenaires importants de la construction conjointe de « la Ceinture et la Route ». La partie chinoise attache une grande importance au développement des relations avec les pays de l'Asie du Sud-Est et considère l'ASEAN (Association des nations de l'Asie du Sud-Est) comme la priorité de sa diplomatie de voisinage. Depuis l'année dernière, le Président Xi Jinping a eu des échanges avec les dirigeants de tous les pays de l'Asie du Sud-Est par téléphone ou correspondance. Le Premier Ministre Li Keqiang a participé, avec les dirigeants des pays membres de l'ASEAN, à la série de réunions des dirigeants sur la coopération en Asie de l'Est, et a organisé la réunion des dirigeants de la Coopération Lancang-Mékong (LMC) avec les dirigeants des pays riverains du Mékong. La Chine et les pays de l'ASEAN ont lutté contre la pandémie ensemble dans la solidarité. Le commerce et les investissements entre la Chine et l'ASEAN ont augmenté contre la tendance générale baissière, et l'ASEAN est devenue le premier partenaire commercial de la Chine. Le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi choisit les pays voisins de la Chine en Asie du Sud-Est comme la première destination de l'année pour ses visites à l'étranger, cela permettra d'avoir des échanges bilatéraux hors ligne entre la Chine et tous les dix pays de l'ASEAN depuis l'apparition de la COVID-19.

Cette année marque le 30e anniversaire du partenariat de dialogue Chine-ASEAN, signifiant que les échanges amicaux entre les deux parties sont entrés dans « l'âge mûr ». Nous espérons que cette visite pourra aider à mettre en œuvre le consensus important entre le Président Xi Jinping et les dirigeants des quatre pays, prendre la lutte contre l'épidémie et le développement comme l'axe majeur pour approfondir la construction conjointe de « la Ceinture et la Route » et celle de la communauté d'avenir partagé pour l'humanité, maintenir la bonne dynamique de coopération et de développement de cette région, et porter les relations entre la Chine et les quatre pays ainsi que les relations Chine-ASEAN à un nouveau palier à un moment important. La Chine travaillera avec les pays de l'ASEAN pour défendre le multilatéralisme, faire avancer le libre-échange et contribuer plus à maintenir la stabilité régionale.

Reuters : La Commission nationale de la Santé de Chine (CNS) a annoncé qu'une équipe d'experts internationaux de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur le traçage de l'origine de la COVID-19 viendra en Chine le 14 janvier. Le Ministère des Affaires étrangères dispose-t-il des détails sur son programme de travail ?

Zhao Lijian : La Chine soutient les scientifiques de divers pays dans leurs recherches scientifiques à l'échelle mondiale sur les origines et les voies de transmission du virus, et a coparrainé la résolution de l'Assemblée mondiale de la Santé (AMS) sur la COVID-19 et soutenu la coopération dirigée par l'OMS et menée par les États membres sur la source zoonotique du virus. La CNS a publié des informations sur la visite de l'équipe d'experts internationaux de l'OMS en Chine. Après des consultations entre les deux parties, le gouvernement chinois a accepté la visite en Chine d'experts internationaux de l'OMS le 14 janvier. Au cours de cette visite, les experts internationaux auront des échanges avec des scientifiques et experts médicaux chinois sur la coopération scientifique en matière de traçage de l'origine du virus.

Depuis l'apparition de l'épidémie, la partie chinoise a maintenu une communication et une coopération étroites avec l'OMS sur le traçage mondial de l'origine du virus de manière ouverte, transparente et responsable. En février et juillet derniers, lorsque la Chine était confrontée à des tâches très lourdes de prévention et de contrôle de l'épidémie au sein du pays, elle a invité à deux reprises des experts de l'OMS à venir en Chine. Les experts chinois et leurs homologues de l'OMS et internationaux ont également entretenu de fréquentes interactions par vidéoconférence et séminaires. En plus, avec une attitude scientifique, les experts chinois ont partagé sans réserve les résultats obtenus par la Chine dans le traçage de l'origine du virus. Et les experts de l'OMS et internationaux ont également partagé avec la Chine leurs accomplissements en la matière. Les deux parties ont rédigé conjointement la section chinoise du plan mondial de la coopération scientifique sur le traçage mondial de l'origine du virus.

L'OMS et les experts internationaux ont pleinement salué la réponse de la Chine à l'épidémie et son travail de recherche sur l'origine du virus. Les deux parties ont atteint un consensus fondamental à cet égard : le traçage de l'origine du nouveau coronavirus est une question scientifique qui devrait être étudiée conjointement par les scientifiques du monde entier. À mesure que la situation de l'épidémie évolue, que nos connaissances sur le virus s'approfondissent et que l'on découvre plus de cas précoces, il est fort probable que la recherche de l'origine impliquera de nombreux pays et régions du monde. Et l'OMS effectuera des missions d'études similaires dans d'autres pays et régions en fonction des besoins en la matière. La Chine est disposée à continuer à coopérer étroitement avec l'OMS et les experts internationaux sur ce sujet et apportera sa contribution au travail mondial de recherche de l'origine du virus.

En ce qui concerne le programme de travail et les dispositions spécifiques que vous avez évoqués, je vous propose de vous renseigner auprès des autorités compétentes.

China Daily : Le Conseiller d'État Wang Yi vient de terminer sa visite aux Seychelles. Pendant la visite, quels officiels a-t-il rencontrés et quels sont les résultats obtenus ?

Zhao Lijian : Dernière étape de la visite en Afrique du Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi, les Seychelles ont couronné cette visite d'un plein succès. Lors de sa visite, M. Wang a été reçu par le Président Wavel Ramkalawan et s'est entretenu avec le Ministre des Affaires étrangères Sylvestre Radegonde. Les deux parties ont atteint un important consensus sur l'approfondissement continu des relations sino-seychelloises et le renforcement de la coopération bilatérale et multilatérale.

Les relations sino-seychelloises sont un modèle du principe de l'égalité entre tous les pays malgré leur taille, principe poursuivi par la diplomatie chinoise. La Chine soutient activement le nouveau gouvernement seychellois dans ses efforts de gouvernance et salue les Seychelles pour son adhésion au principe d'une seule Chine, et sa compréhension et son soutien à la Chine sur les questions touchant aux intérêts vitaux de la partie chinoise. Les deux parties continueront à promouvoir la coopération dans le cadre de « la Ceinture et la Route », à mettre en œuvre activement les acquis du Sommet de Beijing du FCSA, à renforcer la coopération mutuellement bénéfique dans les trois grands domaines de la protection de l'environnement, de l'océan et du tourisme. La Chine et les Seychelles ont signé le Mémorandum d'entente sur la construction et la mise en œuvre d'une zone de démonstration à faible émission de carbone dans le cadre de la coopération Sud-Sud face au changement climatique, qui a été un nouvel acquis important de la coopération sino-seychelloise en matière de lutte contre le changement climatique ainsi qu'une nouvelle incarnation de l'accomplissement par la Chine de ses responsabilités internationales dans la lutte contre le changement climatique. En bref, cette visite a énergiquement promu les relations sino-seychelloises et leur coopération pragmatique et a injecté un fort élan à la construction conjointe d'une communauté d'avenir partagé Chine-Seychelles et Chine-Afrique.

Agence de presse Xinhua : La Tanzanie a aussi été une étape importante de cette visite en Afrique du Conseiller d'État Wang Yi. Pendant la visite, quels consensus importants ont été atteints entre la Chine et la Tanzanie et quelles sont leurs influences sur le développement des relations bilatérales ?

Zhao Lijian : Les 7 et 8 janvier, M. Wang a effectué une visite officielle et d'amitié en Tanzanie. Lors de sa visite, M. Wang a été reçu par le Président John Magufuli et a eu un entretien avec le Ministre des Affaires étrangères Palamagamba Kabudi. Les deux parties sont parvenues à un consensus en quatre points sur l'approfondissement continu des relations sino-tanzaniennes. Premièrement, les deux parties sont convenues de s'attacher à l'amitié traditionnelle sino-tanzanienne, de la transmettre de génération en génération et de la faire rayonner. Deuxièmement, les deux parties se sont mises d'accord de multiplier les échanges à tous les niveaux entre les deux parties et d'approfondir les échanges d'expérience sur la gouvernance. Troisièmement, les deux parties ont décidé conjointement de renforcer la coopération pragmatique, de construire ensemble « la Ceinture et la Route », d'encourager davantage d'entreprises chinoises à aller investir en Tanzanie et d'augmenter l'importation de Chine des produits tanzaniens de qualité. Quatrièmement, les deux parties sont convenues d'intensifier la coordination dans les affaires internationales, de soutenir ensemble le multilatéralisme, de rejeter l'ingérence extérieure, de défendre l'équité et la justice internationales et de sauvegarder les intérêts vitaux réciproques et les intérêts communs des pays en développement.

La Tanzanie est un pays africain ayant une amitié traditionnelle avec la Chine et occupe une place importante dans les échanges sino-africains. Cette visite de M. Wang portera la confiance mutuelle entre les deux pays à un nouveau niveau plus élevé.

RCI : Selon des reportages, le 10 janvier, le Kazakhstan a tenu les élections législatives à la chambre basse du Parlement, le Majilis. Cinq partis politiques, dont le Nour-Otan, ont participé à l'élection. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Le 10 janvier, les élections législatives à la chambre basse du Parlement kazakh se sont tenues avec succès. La Chine y exprime ses félicitations.

La Chine et le Kazakhstan sont des voisins et amis et des partenaires stratégiques globaux permanents. La Chine respecte toujours les choix du peuple kazakh et soutient fermement le Kazakhstan dans l'adoption d'une voie de développement adaptée à ses conditions nationales. Nous sommes convaincus que le Kazakhstan continuera de maintenir la stabilité politique et d'obtenir de plus grandes réalisations dans le développement et la construction du pays. La Chine veut continuer de travailler avec le Kazakhstan en vue de promouvoir conjointement le développement continu des relations sino-kazakhes et de mieux bénéficier aux deux pays et aux deux peuples.

Bloomberg : Le Ministère du Commerce a publié ce week-end les Règles contre l'application extraterritoriale injustifiée de la législation et d'autres mesures étrangères. Le Ministère des Affaires étrangères est-il au courant de son contexte ?

Zhao Lijian : J'ai remarqué que la personne responsable du Ministère du Commerce avait répondu aux questions des journalistes sur ce document et avait présenté en détail la situation. En ce qui concerne votre question spécifique, veuillez vous renseigner auprès des autorités compétentes.

China News Service : Le 10 janvier, le Kirghizistan a tenu l'élection présidentielle et un référendum. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ? Quelle sera l'influence de cette élection sur les relations entre la Chine et le Kirghizistan ?

Zhao Lijian : La Chine a remarqué l'élection présidentielle et du référendum au Kirghizistan. En tant que voisin et ami et partenaire stratégique global, la Chine respecte toujours la voie de développement choisie par le Kirghizistan sur la base de ses conditions nationales et elle espère sincèrement que le Kirghizistan réussira à mener à bien ses divers programmes politiques importants dans le cadre de la loi et à réaliser la stabilité et le développement du pays. La Chine continuera d'adopter une politique amicale envers le Kirghizistan, d'approfondir la coopération mutuellement avantageuse entre les deux parties et de promouvoir le développement solide du partenariat stratégique global entre la Chine et le Kirghizistan.

Bloomberg : Les gouvernements d'Australie, du Canada, du Royaume-Uni et des États-Unis ont publié une déclaration conjointe le week-end dernier, exprimant leurs vives préoccupations sur l'arrestation des plus de 50 personnes à Hong Kong pour le crime de subversion du pouvoir d'État en vertu de la Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères là-dessus ?

Zhao Lijian : La Chine exprime sa forte condamnation et son opposition résolue aux actes des pays concernés visant à mêler le vrai et le faux, à confondre le noir et le blanc et à s'immiscer grossièrement dans les affaires de Hong Kong et les affaires intérieures de la Chine.

Le gouvernement chinois gère Hong Kong selon la Constitution de la République populaire de Chine et la Loi fondamentale de la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong, et non la Déclaration conjointe sino-britannique. Aucun pays n'a le droit d'interférer dans les affaires de Hong Kong sous prétexte de la Déclaration conjointe sino-britannique. La Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong vise à combattre les actes criminels mettant gravement en péril la sécurité nationale, et a permis de combler la faille juridique dans la défense de la sécurité nationale dans la RAS de Hong Kong. L'entrée en vigueur de la Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong a permis de restaurer la stabilité et la tranquillité à Hong Kong, de faire rayonner la primauté du droit et la justice, et de mieux garantir aux habitants de Hong Kong différents droits et libertés légaux dans un environnement plus sûr. Tel est un fait objectif indéniable.

La Chine est un État de droit, et Hong Kong, une société de droit. Tous sont égaux devant la loi, toutes les lois doivent être strictement respectées et tout cas d'infraction sera puni. Voilà les exigences fondamentales d'un État de droit. Les autorités compétentes de la RAS de Hong Kong luttent contre les actes illégaux et criminels conformément à la loi, défendent l'État de droit, l'équité et la justice, et protègent la souveraineté et la sécurité du pays, ce qui est parfaitement justifié et incontestable et ne doit être soumis à aucune diffamation. Les affaires de Hong Kong, y compris les cas judiciaires et les élections dans la RAS, relèvent purement des affaires intérieures de la Chine, aucun gouvernement, organisation, et individu étranger n'a le droit d'y interférer. Les pays concernés doivent regarder en face le fait du retour de Hong Kong à la Chine, respecter scrupuleusement le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales, rejeter le « deux poids deux mesures », respecter effectivement la souveraineté de la Chine et l'État de droit à Hong Kong, et cesser immédiatement de s'ingérer dans les affaires de Hong Kong et les autres affaires intérieures de la Chine sous quelque forme que ce soit.

AFP : L'Ambassade de Chine aux États-Unis a publié il y a quelques jours un tweet sur les femmes ouïgoures, selon lequel la politique de déradicalisation au Xinjiang assure aux femmes une plus grande autonomie en matière de conception d'enfant et de planning familial, mais ce tweet a été plus tard supprimé par Twitter pour avoir violé les normes de l'entreprise. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La position de la Chine sur les questions liées au Xinjiang est constante et claire. Comme le dit un adage chinois, « de quel côté se trouve la justice, le cœur de chacun tranchera ». À l'heure actuelle, la Région autonome ouïgoure du Xinjiang jouit d'une stabilité sociale, d'une croissance économique, d'une solidarité interethnique, d'une harmonie interreligieuse, et d'un mieux-être du peuple. C'est un fait fondamental, indéniable et évident pour tout le monde. Nous espérons que les parties concernées pourront traiter les questions y relatives avec une attitude objective et impartiale.

Kyodo News : Encore une question sur l'équipe d'experts de l'OMS. Bien que la Chine ait jugulé effectivement l'épidémie très tôt, l'arrivée en Chine des experts étrangers pour le traçage du virus n'est pas acceptée jusqu'à présent. Pourquoi la Chine a-t-elle attendu jusqu'à aujourd'hui pour accepter l'arrivée d'experts étrangers ?

Zhao Lijian : Je viens de présenter très intégralement la position de la Chine. Ne m'avez-vous pas écouté attentivement ? La prochaine fois, veuillez m'écouter avec attention avant de poser une telle question.

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Le 8 janvier a marqué le troisième anniversaire de l'ouverture du compte du Bureau des porte-parole du Ministère des Affaires étrangères sur WeChat. Les comptes de notre bureau ne cessent de s'agrandir sur différentes plateformes. Le compte sur Douyin a déjà obtenu près de 14 millions d'abonnés et celui qui a été récemment ouvert sur Kuaishou a également gagné plus de trois millions d'abonnés. La forte croissance de la popularité des comptes du bureau ne peut être réalisée sans le soutien fort de vous tous, en particulier celui des abonnés de nos comptes. À cette occasion, je voudrais vous remercier pour votre compagnie. Nous espérons que vous continuerez de suivre le site Web et les comptes du Bureau des porte-parole sur toutes les plateformes de réseaux sociaux.

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