Conférence de presse du 7 janvier 2021 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2021/01/07

CCTV : Le Conseiller dÉtat Wang Yi vient d’achever sa visite en République démocratique du Congo (RDC). D’après vous, quels sont les acquis les plus importants ou les temps forts de cette visite ?

Hua Chunying : Le Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi vient de terminer sa visite en RDC. Cette visite a été couronnée d’un grand succès. M. Wang Yi a été reçu par le Président Félix Tshisekedi, et s’est entretenu avec la Ministre d’État et Ministre des Affaires étrangères de la RDC Marie Tumba Nzeza et a rencontré la presse ensemble avec elle. Les informations concernées ont été publiées.

La Chine et la RDC sont liées par une amitié traditionnelle, et une compréhension, un soutien et une confiance mutuels. Au moment le plus difficile de la lutte chinoise contre l’épidémie de COVID-19, le Président de la RDC Félix Tshisekedi a deux fois envoyé des messages de sympathie à la Chine. La Chine, pour sa part, a également tendu la main à la RDC dans sa lutte contre l’épidémie. Au cours des 10 premiers mois de l’année dernière, le volume du commerce bilatéral entre la Chine et la RDC a enregistré une croissance à contre-courant, soit de 34,4% en glissement annuel. Même pendant l’épidémie, la construction du Centre culturel et artistique pour l’Afrique centrale à Kinshasa, financée par le gouvernement chinois, s’est déroulée dans de bonnes conditions. Pendant cette visite du Conseiller d’État Wang Yi en RDC, les deux parties ont signé un mémorandum d’entente sur la promotion conjointe de la coopération dans le cadre de « la Ceinture et la Route » entre les gouvernements des deux pays. Cela marque que le nombre de pays ayant signé un document de coopération avec la Chine dans le cadre de « la Ceinture et la Route » a augmenté de 44 à 45. Cette excellente nouvelle a envoyé un signal positif sur les efforts fermes entre la Chine et la RDC pour un développement et une prospérité communs.

La partie chinoise a félicité la RDC pour sa présidence tournante de l’Union africaine (UA) qui viendrait bientôt, soutient fermement la RDC dans l’accomplissement de ses responsabilités et entend renforcer la communication et la coordination avec la RDC afin d’assurer des acquis fructueux à la nouvelle conférence du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA) de cette année.

AFP : Lors de l’intrusion des manifestants américains au Capitole, une manifestante a été tuée par balle, et trois autres sont décédés en réanimation. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères sur cet incident violent ? En plus, certaines personnes ont fait la comparaison entre l’insurrection à Washington et les violences à Hong Kong, qualifiant ce qui s’est passé à Washington de « beau spectacle ». Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères à ce sujet ?

Hua Chunying : Nous avons remarqué ce qui se passe à l’intérieur des États-Unis, et croyons que le peuple américain espère la restauration de l’ordre.

Dans l’affaire que vous avez évoquée, 4 décès ont été rapportés par les médias. Et vous avez également remarqué les réactions des internautes chinois. Je tiens à profiter de cette occasion pour partager avec vous quelques-unes de mes réflexions.

D’abord, le peuple chinois a le droit et la liberté d’exprimer ses opinions et de laisser des commentaires en ligne. Dans le même temps, beaucoup réfléchissent sur cette question : face à des scènes similaires, certaines personnes aux États-Unis, et certains médias aussi, ont réagi de manière complètement différente.

Vous venez de mentionner l’intrusion violente des manifestants radicaux de Hong Kong dans le bâtiment du Conseil législatif de Hong Kong en juillet 2019. Ils ont cassé à leur guise les installations du Conseil législatif, encerclé et attaqué les policiers avec des poudres et liquides toxiques, voire mordu et arraché le doigt d’un policier et poignardé un autre. Cependant, la police de Hong Kong a fait preuve de retenue et de professionnalisme de haut degré, et aucun manifestant n’est décédé. Le niveau de violence et de destruction à Washington est inférieur à celui à Hong Kong, mais comme vous le disiez, 4 personnes sont déjà mortes.

Vous vous souvenez peut-être encore des termes utilisés par des officiels, des parlementaires et certains médias américains à l’égard de Hong Kong à l’époque. Et quels sont les termes qu’ils emploient maintenant pour l’incident aux États-Unis ? Ils le condamnent presque unanimement, en disant que c’est un « incident violent », en qualifiant les manifestants d’« émeutiers », d’« extrémistes », de « voyous » et de « honte ». À l’époque, quand ils décrivaient les manifestants violents à Hong Kong, quels mots ont-ils utilisés ? Un « beau spectacle », comme vous l’avez mentionné, et ils ont embelli ces manifestants violents en les qualifiant de « héros de la démocratie », et en affirmant que « le peuple américain est avec eux ».

Certaines personnes aux États-Unis ont eu des réactions et employé des mots complètement différents à propos de ce qui s’est passé à Hong Kong en 2019 et de ce qui se passe aux États-Unis aujourd’hui. Ce contraste frappant et les raisons derrière méritent une réflexion sérieuse et approfondie.

Nous croyons que le peuple américain aspire à la stabilité et à la tranquillité, en particulier dans cette situation sévère provoquée par la pandémie. Nous espérons qu’il pourra bientôt bénéficier de la paix, de la stabilité, ainsi que de la sécurité.

En outre, j’ai remarqué que le porte-parole du Bureau d’échanges internationaux de China Media Group a publié une déclaration, selon laquelle les points de connexion habituels au Capitole à Washington de nombreux médias, y compris des médias chinois, ont été attaqués par des manifestants. Nous exprimons notre sympathie aux journalistes sur place et appelons les États-Unis à prendre des mesures nécessaires pour assurer la sécurité des journalistes et des médias.

China Review News : Le Secrétaire d’État aux Affaires étrangères du Royaume-Uni Dominic Raab a déclaré le 6 janvier que la récente arrestation d’activistes politiques par la police de Hong Kong était une grave attaque contre les droits et la liberté de Hong Kong protégés par la Déclaration conjointe sino-britannique. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Hua Chunying : Le Bureau de liaison du gouvernement populaire central dans la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong et le Bureau pour la sauvegarde de la sécurité nationale dans la RAS de Hong Kong ont publié des déclarations sur les opérations de l’arrestation en vertu de la loi de la police de Hong Kong. Les personnes arrêtées sont soupçonnées d’avoir tenté de subvertir le pouvoir de l’État, ce qui est un crime selon l’article 22 de la Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong. La Chine est un État de droit et Hong Kong, une société de droit. Nous soutenons fermement la police de Hong Kong dans l’accomplissement de ses devoirs conformément à la loi pour sauvegarder la sécurité nationale ainsi que la sécurité et la stabilité de Hong Kong. En ce qui concerne les propos concernés du Secrétaire d’État aux Affaires étrangères du Royaume-Uni Dominic Raab, la partie chinoise a fait des représentations solennelles auprès de la partie britannique.

L’essentiel de la Déclaration conjointe sino-britannique vise à faire reprendre à la Chine l’exercice de sa souveraineté sur Hong Kong et n’octroie pas au Royaume-Uni le pouvoir de s’ingérer dans les affaires de Hong Kong. Après le retour de Hong Kong, le gouvernement chinois gère Hong Kong selon la Constitution de la République populaire de Chine et la Loi fondamentale de la RAS de Hong Kong, et non pas la Déclaration conjointe sino-britannique.

Pendant sa domination coloniale à Hong Kong, quels droits et libertés le Royaume-Uni a-t-il donnés au peuple de Hong Kong ? En réalité, lors de la ratification du Pacte international relatif aux droits civils et politiques en 1976, le gouvernement britannique s’est clairement réservé le droit de ne pas appliquer à Hong Kong les dispositions relatives aux élections périodiques énoncées dans le pacte. L’Ordonnance sur l’ordre public et l’Ordonnance sur les sociétés pendant la colonisation britannique ont également imposé des restrictions draconiennes sur les rassemblements, les manifestations et les associations à Hong Kong. Ce n’est qu’après le retour de Hong Kong et la mise en œuvre effective des principes d’« un pays, deux systèmes », d’« administration de Hong Kong par les Hongkongais » et d’un haut degré d’autonomie, que les résidents hongkongais ont pu bénéficier des droits démocratiques et des libertés sans précédent. Voilà un fait incontestable pour toute personne objective et impartiale.

Hong Kong fait partie de la Chine, et les affaires de Hong Kong relèvent purement des affaires intérieures de la Chine. Le Royaume-Uni doit abandonner sa mentalité coloniale, renoncer à son illusion de la poursuite d’influence coloniale à Hong Kong, arrêter l’hypocrisie et les « deux poids deux mesures », respecter effectivement la souveraineté de la Chine et cesser immédiatement de s’ingérer dans les affaires de Hong Kong et les affaires intérieures de la Chine sous quelque forme que ce soit.

Global Times : Le Secrétaire d’État des États-Unis Mike Pompeo a dit dans une déclaration que les plus de 50 personnes arrêtées par la police hongkongaise devaient être libérées immédiatement et sans condition, et que les États-Unis envisageraient de sanctionner les personnes et entités impliquées dans l’opération, d’imposer des restrictions au Bureau économique et commercial de Hong Kong aux États-Unis et de prendre des mesures supplémentaires et immédiates contre les responsables qui avaient sapé le processus démocratique de Hong Kong. Il a également déclaré que les États-Unis devaient libérer le peuple de Hong Kong de l’oppression du Parti communiste chinois (PCC), et que, pour ce faire, l’Ambassadrice des États-Unis auprès des Nations Unies Kelly Craft se rendrait à Taiwan. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Hua Chunying : La déclaration de Mike Pompeo constitue une violation grave des normes fondamentales régissant les relations internationales, une ingérence sévère dans les affaires intérieures et la souveraineté judiciaire de la Chine et une violation grave du principe d’une seule Chine et des dispositions énoncées dans les trois communiqués conjoints sino-américains. La Chine s’y oppose fermement et le condamne vigoureusement.

Il n’y a qu’une seule Chine dans le monde, Taiwan fait partie inaliénable du territoire chinois, et le gouvernement de la République populaire de Chine est l’unique gouvernement légal représentant la Chine. Tel est un fait reconnu par la communauté internationale. La partie américaine a également pris un engagement clair à cet égard dans le Communiqué conjoint sur l’établissement de relations diplomatiques entre la Chine et les États-Unis. La Chine s’oppose fermement à toute forme d’échanges officiels entre les États-Unis et Taiwan. Cette position est constante et claire.

Hong Kong est une société de droit. Tout le monde est égal devant la loi et personne ne bénéficie de privilèges extrajudiciaires. Toutes les lois doivent être respectées et tout cas d’infraction sera puni. C’est une exigence fondamentale de la gouvernance en vertu de la loi. Nous soutenons fermement les autorités compétentes de la RAS de Hong Kong dans la lutte conformément à la loi contre les actes illégaux et criminels, et nous opposons fermement à l’ingérence par tout pays, organisation et individu dans les affaires de Hong Kong et à leur sabotage de la gouvernance de Hong Kong en vertu de la loi par quelque moyen que ce soit.

Depuis un certain temps, une poignée de politiciens antichinois au sein de l’administration Trump ne cessent de mettre en scène leur « dernière folie », recourant à toutes sortes de moyens avant la fin de leur mandant pour saboter délibérément les relations sino-américaines et servir leurs intérêts politiques égoïstes. Cette machination va à l’encontre du courant historique et de l’aspiration des deux peuples à l’amitié et ils seront certainement punis par l’histoire.

Nous exhortons la partie américaine à cesser immédiatement ses paroles et actes visant à interférer dans les affaires intérieures de la Chine, à compromettre les intérêts de la Chine et à saper les relations sino-américaines. La Chine prendra toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder résolument sa souveraineté et ses intérêts de sécurité. La partie américaine paiera certainement un lourd tribut pour ses méfaits.

En plus, si Pompeo qualifie ce qui se passe actuellement au Congrès américain d’inacceptable, les incidents violents qui ont eu lieu à Hong Kong le sont-ils pour lui ? Il a dit qu’il fallait libérer les Hongkongais de l’oppression. Alors, je l’invite à ouvrir ses yeux pour regarder la vie heureuse d’aujourd’hui du peuple chinois, dont nos compatriotes de Hong Kong, et je le remercie de nous avoir donné une belle leçon, qui nous a poussés à chérir davantage notre vie d’aujourd’hui, à aimer davantage notre patrie, à croire plus fermement en notre choix et à poursuivre de manière plus déterminée la voie que nous avons choisie nous-mêmes.

J’ai remarqué que ces derniers jours, des médias américains avaient indiqué dans leurs reportages que les mensonges de Pompeo étaient tellement nombreux qu’ils ne pouvaient même pas être tous enregistrés par un journal entier. J’ai également noté une blague qui circule sur les réseaux sociaux : « Si les États-Unis voient ce que font les États-Unis aux États-Unis, les États-Unis condamneront sûrement les États-Unis et encourageront la libération des États-Unis ». M. Pompeo ne devrait-il pas réfléchir à la manière de sanctionner lui-même ?

Sky News : De nombreux officiels chinois, y compris certains hauts fonctionnaires, ont suggéré que l’origine de la COVID-19 pourrait se trouver à l’extérieur de la Chine. Le gouvernement chinois adhère-t-il toujours à l’idée que la Chine est forte probable l’origine de la COVID-19 ?

Hua Chunying : Vous connaissez la position du gouvernement chinois. Nous respectons la science et les faits, et ne disons jamais n’importe quoi à des fins politiques comme le font certains d’autres. Nous sommes toujours d’avis que le traçage du virus et une question scientifique sérieuse, et qu’il faut laisser travailler les scientifiques d’une manière rigoureuse et méticuleuse, afin de mettre la vérité au jour. Voici la position constante et formelle du gouvernement chinois.

Comme vous pouvez le lire dans des médias, de plus en plus de reportages et de recherches indiquent que la pandémie de COVID-19 est apparue depuis plusieurs endroits du monde dans la deuxième moitié de 2019, et que le commencement a été avancé plusieurs fois. Cela a fourni plus de pistes aux scientifiques. Nous soutenons la recherche scientifique sur le traçage du virus à l’échelle mondiale menée par les scientifiques et les experts en contrôle des maladies sous la direction de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), pour découvrir la vérité rapidement et nous permettre de mieux réagir aux éventuelles crises de santé publique similaires dans le futur.

Sur cette question, tous les pays devront renforcer la solidarité et la coopération, rester raisonnables et respecter la science et les faits.

Beijing Daily : Le 6 janvier, concernant le report de l’arrivée en Chine de l’équipe d’experts de l’OMS, le Secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères Dominic Raab, la Ministre australienne des Affaires étrangères Marise Payne et le Secrétaire général du Cabinet japonais Katsunobu Kato ont exprimé leur souhait de voir la partie chinoise accepter dès que possible l’arrivée en Chine de l’équipe d’experts de l’OMS pour une enquête scientifique sur le traçage de la COVID-19. Quelle est la réponse de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Hier, j’ai déjà répondu à cette question. D’après ce que j’ai appris auprès des autorités sanitaires chinoises, la partie chinoise est en consultations avec l’OMS sur les détails de la visite en Chine de l’équipe d’experts internationaux pour la coopération en traçage.

Ce que je voudrais souligner est que le traçage du virus est une question scientifique et qu’il faut laisser travailler les scientifiques du monde. Si la partie chinoise a invité des experts de l’OMS en Chine, c’est parce qu’elle espère mieux répondre aux éventuelles crises de santé similaires à l’avenir grâce à la coopération scientifique sur le traçage entre les scientifiques de deux parties. La Chine a toujours une attitude positive à cet égard.

Nous avons remarqué que certaines personnes avaient tenu des propos irresponsables, auxquels nous devons être très vigilants. La manipulation, la montée en scène et la médiatisation politiques du traçage du virus ne feront que perturber la coopération internationale normale en matière de traçage. C’est ce que nous ne voulons pas voir, et ce que la communauté internationale ne peut pas accepter.

Kyodo News : Selon des médias de Taiwan, les États-Unis et Taiwan ont tenu aujourd’hui un « dialogue politique et militaire ». Quels sont les commentaires du Ministère à ce sujet ?

Hua Chunying : J’ai déjà répondu à cette question hier. La position de la Chine sur les échanges entre les États-Unis et Taiwan est constante et claire. Nous exhortons la partie américaine à respecter effectivement et scrupuleusement le principe d’une seule Chine et les dispositions énoncées dans les trois communiqués conjoints sino-américains et s’abstenir de compromettre davantage la paix et la stabilité dans le détroit de Taiwan ainsi que les relations sino-américaines. La Chine a déjà fait des représentations solennelles auprès des États-Unis.

AFP : Ma question porte toujours sur Hong Kong. Le Secrétaire d’État américain Mike Pompeo s’est dit choqué par l’arrestation d’un citoyen américain à Hong Kong. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères à ce sujet ? Dans le même temps, l’opération d’arrestation à Hong Kong a fait l’objet de critiques internationales, certains pays occidentaux ont accusé le gouvernement de la RAS de Hong Kong de répression et d’attaque contre l’exercice de la liberté dans le cadre du principe d’« un pays, deux systèmes ». Pouvez-vous nous en donner vos commentaires plus détaillés ?

Hua Chunying : En fait, j’ai déjà répondu à cette question tout à l’heure. Hong Kong est une société de droit où personne ne bénéficie de privilèges extrajudiciaires. Nous soutenons la police de Hong Kong dans l’exercice de ses fonctions conformément à la loi. Vous venez de mentionner les prétendues critiques internationales, et je me demande combien de pays vous pouvez citer ? Vous avez mentionné quelques pays occidentaux. Mais ils ne peuvent pas représenter la communauté internationale.

La nature de ce qui s’est passé à Hong Kong est très claire. Et j’ai la question suivante : face à des situations similaires et à ce qui se passe actuellement aux États-Unis, les quelques pays occidentaux que vous venez de mentionner, qu’est-ce qu’ils ont fait et dit ? Sur la question des droits de l’homme, de la démocratie et de la liberté, les pays ne doivent pas pratiquer le « deux poids deux mesures ». J’espère que les pays concernés y réfléchiront et en tireront de véritables leçons.

Reuters : Selon nos reportages, les États-Unis prévoient d’ajouter Alibaba et Tencent sur la liste noire des « entreprises contrôlées par l’armée chinoise ». Avez-vous des commentaires à ce sujet ?

Hua Chunying : Ces derniers jours, j’ai présenté à plusieurs reprises la position de la Chine à cet égard. Ce que vous venez de dire montre une fois de plus comment la partie américaine a généralisé le concept de sécurité nationale, politisé et idéologisé les questions économiques et commerciales, et abusé du pouvoir d’État pour réprimer de manière déraisonnable les entreprises chinoises. Les actes de la partie américaine sont une pratique flagrante du « deux poids deux mesures » sur la question de l’économie de marché libre et de la concurrence loyale, et sont très hypocrites.

Les pratiques concernées des États-Unis ont violé les normes du commerce international ainsi que le principe de concurrence loyale, et ont sapé l’ordre normal du marché, ce qui a porté atteinte aux droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises, et aux intérêts des consommateurs américains et de ceux des autres pays. Cela affaiblira certainement la confiance des investisseurs mondiaux dans l’environnement d’affaires des États-Unis, ce qui, en fin de compte, portera atteinte aux intérêts nationaux, à la crédibilité nationale et à l’image nationale des États-Unis eux-mêmes. La partie chinoise prendra des mesures nécessaires pour sauvegarder résolument les droits et intérêts légitimes et légaux des entreprises chinoises et soutiendra fermement les entreprises chinoises dans la sauvegarde de leurs propres droits et intérêts conformément à la loi.

Reuters : Mercredi, la Bourse de New York a déclaré une fois de plus qu’elle radierait les trois entreprises chinoises de télécommunications. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères là-dessus ?

Hua Chunying : Depuis des jours consécutifs, j’ai présenté maintes fois la position de la Chine sur cette question. De nombreux médias ont remarqué que la Bourse de New York était revenue sur ses propres décisions. Par exemple, j’ai lu un commentaire de Nikkei News, selon lequel les volte-face de la Bourse de New York sur la radiation d’entreprises chinoises ont provoqué un chaos sur le marché des capitaux. Selon d’autres commentaires de médias américains, les actes des États-Unis pour réprimer les entreprises et le gouvernement chinois finiront par devenir des punitions contre les États-Unis et les investisseurs qui s’y trouvent.

La position de la Chine sur cette question est très claire. Cet acte de la partie américaine compromettra, en fin de compte, les intérêts, la réputation et l’image nationaux des États-Unis ainsi que le statut international du marché des capitaux américain et la confiance dont il jouit. La Chine prendra des mesures nécessaires pour protéger les droits et intérêts légitimes et légaux des entreprises chinoises.

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