Conférence de presse du 23 mars 2020 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2020/03/23

Q : Alors que la pandémie se propage à travers le monde, les matériels médicaux sont insuffisants dans de nombreux pays. Vous avez annoncé il y a quelques jours que la Chine avait fourni de l'assistance à 82 pays. La Chine continuera-t-elle d'aider d'autres pays ?

R : La pandémie ne connaît pas de frontières et fait ressortir le meilleur de l'humanité. La communauté internationale a offert un soutien politique précieux et des matériels médicaux à la Chine lorsque le peuple chinois se trouvait dans les moments les plus difficiles. Au fur et à mesure de l'amélioration de la situation épidémique à l'intérieur du pays, la Chine, tout en poursuivant la prévention et le contrôle de l'épidémie dans le pays, fait tout son possible pour fournir l'assistance aux pays qui ont besoin des matériels médicaux.

Pour les pays qui ont aidé la Chine dans sa lutte contre l'épidémie, nous leur offrirons sûrement notre assistance s'ils en ont besoin. Nous offrirons une assistance dans la mesure de nos capacités aux pays amis qui sont gravement touchés par l'épidémie et qui souffrent d'un manque de matériels de prévention et de contrôle, en particulier les pays en développement d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine, ainsi que l'UA et d'autres organisations régionales.

Comme je l'ai dit lors de la conférence de presse précédente, en plus de l'assistance intergouvernementale, les gouvernements locaux et les entreprises de Chine sont passés à l'action pour offrir des matériels aux pays gravement touchés. D'après ce que je sais, les gouvernements locaux de Chine ont fait don de matériels médicaux aux collectivités locales de 19 pays, dont l'Algérie, l'Angola, la Bulgarie, la France, l'Allemagne, l'Iran, l'Irak, l'Italie, le Japon, le Laos, le Liban, la Malaisie, le Pakistan, le Pérou, la République de Corée, la Suisse, la Tunisie, la Turquie et les États-Unis. Des entreprises chinoises ont fait don de matériels à 20 pays, à savoir le Cambodge, le Canada, la République dominicaine, l'Éthiopie, la France, l'Allemagne, l'Iran, l'Italie, le Japon, la République de Corée, le Laos, Malte, la Mongolie, le Myanmar, les Pays-Bas, le Pakistan, l'Arabie saoudite, la Tanzanie, le Royaume-Uni et les États-Unis. Fidèles à l'idée d'une communauté de destin pour l'humanité et au sens élevé de leurs responsabilités sociales, de nombreuses entreprises chinoises qui se développent à l'étranger ont également fait don de matériels aux populations des pays d'accueil.

Ce faisant, la Chine soutient fermement la lutte internationale contre l'épidémie, contribue activement à la sécurité sanitaire mondiale, remplit son rôle de grand pays responsable et met en pratique l'idée de construction d'une communauté de destin pour l'humanité.

Q : Le Président Trump a déclaré lors des conférences de presse des 20 et 21 mars que la Chine aurait pu informer les États-Unis plus tôt de l'épidémie. Selon des médias américains, le 20 mars, le Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche a demandé à toutes les agences fédérales de déclarer par divers canaux , en unifiant leur ton, que la dissimulation programmée par la Chine de l'épidémie a conduit à une pandémie mondiale. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : J'ai lu le reportage concerné. Et j'ai également lu un autre article disant que le 20 mars, le Secrétaire d'État américain Mike Pompeo a déclaré à la presse que la Chine, la Russie et l'Iran diffusaient de fausses informations et dénigraient ce que les États-Unis ont fait pour la prévention et le contrôle de l'épidémie.

En établissant un lien entre les deux reportages, nous constatons que le jour même du 20 mars, les États-Unis, d'une part, ont poussé les agences fédérales à attaquer et noircir la Chine sur le même ton, et d'autre part accusé la Chine, la Russie et l'Iran de répandre de fausses informations. Je ne peux pas m'empêcher de demander qui diffuse au fond de fausses informations pour tromper le public. Les États-Unis ont joué au jeu si vilain du voleur criant au voleur.

Vendredi dernier, j'ai présenté en détail, sous forme chronologique, les informations fondamentales sur la notification par la Chine de la situation épidémique aux États-Unis depuis le déclenchement du COVID-19 et la communication entre la Chine et les États-Unis. La Chine a partagé les informations sur l'épidémie avec l'OMS, les pays et régions concernés, y compris les États-Unis, de manière ouverte, transparente et responsable, ce qui est largement apprécié et salué par la communauté internationale. Au cours des deux derniers mois, le peuple chinois, uni comme un seul homme, a lutté vaillamment contre le virus. Nous avons fait gagner un temps précieux au monde et apporté une contribution importante aux efforts mondiaux contre l'épidémie.

L'OMS a récemment déclaré que des pays comme Singapour et la République de Corée, en ayant profité pleinement du temps précieux que la Chine avait fait gagner au monde, ont pris les mesures de prévention et de contrôle nécessaires pour maîtriser la propagation de l'épidémie. Qu'ont fait les États-Unis pendant ce temps-là ?

La Chine a commencé à informer régulièrement l'OMS et d'autres pays, dont les États-Unis, depuis le 3 janvier, et a annoncé le 23 janvier la suspension des transports publics permettant de quitter la ville de Wuhan. Lorsque l'administration américaine a annoncé le 2 février le refus de l'entrée des étrangers qui s'étaient rendus en Chine au cours des 14 derniers jours, une dizaine de cas confirmés seulement avaient été signalés aux États-Unis. Cinquante jours plus tard, le nombre de cas confirmés aux États-Unis est passé d'une dizaine à plus de 30 000. Quelles mesures énergiques ont-elles été prises par les États-Unis au cours des 50 derniers jours ? La partie américaine n'a fait que gaspiller le temps précieux que la Chine avait fait gagner. À présent, les États-Unis tentent de calomnier les autres, de rejeter les responsabilités sur autrui et de trouver des boucs émissaires. Cette approche est immorale et irresponsable. Elle n'aidera ni les États-Unis dans la gestion de l'épidémie, ni la communauté internationale dans sa coopération de lutte contre le virus.

J'exhorte à nouveau les États-Unis à cesser immédiatement de politiser la situation épidémique, de stigmatiser la Chine et de dénigrer d'autres pays. Les États-Unis devraient concentrer leur attention sur la gestion de leurs propres affaires et jouer un rôle constructif dans la lutte mondiale contre la pandémie et la sauvegarde de la sécurité sanitaire publique mondiale.

Q : À présent, de nombreux pays demandent le report des Jeux olympiques de Tokyo. La Chine partage-t-elle le même avis ?

R : Nous avons pris note des reportages concernés et de la demande de report des Jeux olympiques par certains pays. Notre position sur le soutien au Japon pour accueillir les Jeux olympiques de 2020 n'a pas changé. Bien entendu, nous respecterons la décision prise par le CIO et la partie japonaise.

Q : Vous avez annoncé, la semaine dernière, que la Chine tiendrait une visioconférence sur la prévention et le contrôle du COVID-19 avec les pays d'Eurasie et d'Asie du Sud. Avez-vous plus de détails à ce sujet ?

R : Le 20 mars, le Ministère chinois des Affaires étrangères, en coopération avec la Commission nationale de la Santé et l'Administration générale des douanes, a tenu une visioconférence pour présenter aux 19 pays eurasiatiques et sud-asiatiques les expériences de la Chine en matière de prévention et de contrôle du COVID-19. Un communiqué de presse a été publié, vous pouvez le consulter.

Les pays participants ont attaché une grande importance à la réunion, à laquelle ont assisté des chefs des départements de la santé et des centres de contrôle et de prévention des maladies, ainsi que des officiels des départements des affaires étrangères, de l'aviation civile, des douanes de 11 pays eurasiatiques, à savoir le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, le Turkménistan, l'Ouzbékistan, l'Ukraine, le Bélarus, la Moldavie, la Géorgie, l'Arménie et l'Azerbaïdjan, et de 8 pays d'Asie du Sud, à savoir le Pakistan, l'Afghanistan, le Sri Lanka, le Népal, le Bangladesh, les Maldives, l'Inde et le Bhoutan, et des représentants de l'OMS dans les pays concernés.

En tenant compte des préoccupations des parties chinoise et étrangères, les experts chinois ont présenté les expériences et les pratiques en matière de prévention et de contrôle de l'épidémie, de diagnostic et de traitement cliniques, de soutien des équipements et d'inspection et de quarantaine aux postes de frontière, et ont répondu à plus de 80 questions posées par les participants. Cette réunion de quatre heures et qui a attiré 200 participants s'est révélée très fructueuse.

Les participants ont hautement apprécié la contribution apportée par la Chine à la santé publique mondiale, estimant que cette visioconférence avait lieu en temps utile et était nécessaire, et que leurs pays pouvaient s'inspirer des expériences chinoises. Ils sont prêts à renforcer les échanges et la coopération avec la Chine pour relever ensemble le défi du COVID-19.

Toujours fidèle à l'idée de communauté de destin pour l'humanité et à l'esprit d'entraide et de solidarité, la Chine mènera la coopération avec les pays eurasiatiques et sud-asiatiques et le reste de la communauté internationale pour préserver ensemble la sécurité sanitaire publique régionale et mondiale.

Q : Lors d'une interview accordée aux médias américains AXIOS et HBO, l'ambassadeur chinois aux États-Unis Cui Tiankai a déclaré qu'il était fou et très dangereux pour les diplomates de conjecturer les origines du coronavirus. Sa déclaration représente-t-elle la position officielle du Ministère chinois des Affaires étrangères ?

R : Ces derniers temps, j'ai exprimé à plusieurs reprises la position de la Chine sur cette estrade, et je tiens à la souligner une fois de plus.

L'origine du COVID-19 est une question de science qui nécessite une évaluation scientifique et professionnelle. L'OMS et la communauté internationale sont parvenues à un consensus très clair selon lequel il ne faut pas lier le virus à un pays, une région ou une race spécifiques et qu'elles s'opposent à une telle stigmatisation.

Depuis un certain temps, des politiciens et hauts fonctionnaires américains ont diffamé les efforts déployés par le gouvernement et le peuple chinois visant à combattre le COVID-19 et stigmatisé la Chine sous le couvert de l'épidémie. Nous nous y opposons fermement. Face à la pandémie, tous les pays du monde devraient travailler de concert pour surmonter les difficultés. Tenter de détourner l'attention du public et rejeter la responsabilité sur autrui n'aidera ni la prévention et le contrôle de l'épidémie dans le pays, ni la coopération internationale dans ce domaine.

Q : Lors d'un récent point de presse, un responsable du Département d'État américain a déclaré que les États-Unis ne savaient rien du tout de l'expulsion de journalistes américains par la Chine et qu'une communication préalable aurait pu empêcher des surréactions. La Chine accepte-t-elle cette remarque américaine ? Avez-vous envisagé de communiquer avec les États-Unis pour éviter la détérioration de la situation ?

R : Ces allégations vont à l'encontre des faits et visent à jeter la confusion dans le public. En fait, la partie chinoise a maintes fois effectué des représentations sévères auprès de la partie américaine à Beijing et à Washington. Je peux faire une brève présentation à ce sujet.

Le 18 février, les États-Unis ont annoncé l'inscription de cinq médias chinois comme missions accréditées à l'étranger.

Le 19 février, le porte-parole du Ministère chinois des Affaires étrangères a exprimé son vif mécontentement et sa ferme opposition à cette décision, déclarant que les perturbations et les obstructions exercées par la partie américaine à l'encontre des bureaux de médias chinois aux États-Unis étaient injustifiées et inacceptables. Nous exhortons les États-Unis à cesser d'observer les choses sous une optique tendancieuse idéologique, à abandonner leur mentalité de la guerre froide et du jeu à somme nulle, à mettre fin aux actes illicites qui nuisent à la confiance mutuelle et à la coopération sino-américaines, en soulignant que la Chine se réservait le droit de réagir davantage.

Le 20 février, le responsable du Département d'Amérique du Nord et d'Océanie de notre Ministère a fait des représentations solennelles auprès du responsable de l'ambassade des États-Unis en Chine, exhortant vivement la partie américaine à rejeter ses préjugés idéologiques et à corriger immédiatement ses politiques et pratiques erronées. Il a également indiqué clairement à la partie américaine que la Chine se réservait le droit de prendre des contre-mesures réciproques.

Le 25 février, des médias américains ont affirmé que les États-Unis expulseraient des journalistes chinois travaillant dans le pays. Le 26 février, le responsable du Département de l'Information du Ministère chinois des Affaires étrangères a effectué des démarches solennelles à ce sujet auprès du responsable de l'ambassade des États-Unis en Chine, disant explicitement que si les États-Unis prenaient des mesures de harcèlement et de restriction à l'encontre de médias chinois aux États-Unis, la Chine prendra sûrement des contre-mesures réciproques à la fois en termes d'échelle et de niveau. Les États-Unis ne devraient pas sous-estimer la détermination de la Chine à ce sujet.

Le 28 février, le responsable de l'ambassade de Chine aux États-Unis a explicitement déclaré au responsable du Département d'État américain en charge du Bureau des affaires de l'Asie de l'Est que la désignation américaine de médias chinois comme missions accréditées à l'étranger était politiquement motivée, que cela limiterait non seulement les activités normales des médias chinois, mais aurait également de graves conséquences sur les relations sino-américaines. La Chine s'y oppose fermement et a exhorté les États-Unis à changer immédiatement de conduite et à corriger leurs erreurs.

Le 2 mars, les États-Unis ont annoncé une réduction massive des effectifs de médias chinois dans le pays, ce qui constituait une expulsion sous forme déguisée. Un journaliste a demandé au responsable américain, lors d'une téléconférence tenue par le Département d'État américain, s'il était prêt à faire face à d'éventuelles contre-mesures que la Chine prendrait.

Le même jour, l'ambassadeur de Chine aux États-Unis a présenté des représentations solennelles à la partie américaine, exhortant la partie américaine à changer immédiatement de conduite et à corriger ses erreurs, et soulignant en termes explicites que si les États-Unis s'en tenaient à mettre en œuvre les mesures restrictives, la Chine n'aurait pas d'autre choix que de prendre des contre-mesures réciproques à la fois en termes d'échelle et de niveau.

Le 3 mars, le chef du Département de l'Information du Ministère chinois des Affaires étrangères a fait des représentations solennelles auprès du responsable de l'ambassade des États-Unis en Chine, réitérant la ferme opposition et la condamnation de la Chine concernant l'expulsion de journalistes chinois aux États-Unis, exhortant la partie américaine à corriger ses erreurs et déclarant que la Chine se réservait le droit de prendre des mesures pour réagir. Il a également souligné que la partie américaine avait offensé et provoqué la Chine en premier, et que la Chine a été obligée d'y répondre par la légitime défense. Le même jour, le porte-parole du Ministère chinois des Affaires étrangères a émis le même message à l'attention des États-Unis lors de la conférence de presse.

Le 11 mars, le responsable du Département de l'Information du Ministère des Affaires étrangères a de nouveau effectué des démarches solennelles auprès du responsable de l'ambassade américaine en Chine et a clairement déclaré que la « réciprocité » alléguée par les États-Unis était un mauvais calcul, car toutes les options étaient sur la table de la Chine. La Chine espère que les États-Unis prendront au sérieux les préoccupations chinoises, réfléchiront bien avant d'agir et ne sous-estimeront pas la détermination et la volonté de la Chine. Si les États-Unis tenaient à aller plus loin dans la mauvaise voie, la Chine, au lieu de rester silencieuse, répondrait par de fermes contre-mesures et irait jusqu'au bout. La partie américaine devrait tenir compte de l'avertissement chinois avant qu'il ne soit trop tard.

Les faits sont clairs comme le jour, et prouvent manifestement que, dès le premier jour où les États-Unis ont provoqué l'incident, nous avons signalé à la partie américaine que nous nous réserverions le droit d'y réagir et de prendre des contre-mesures, et que les États-Unis subiraient de graves conséquences s'ils étaient déterminés à aller jusqu'au bout, envers et contre tout. Malheureusement, les États-Unis ont fait la sourde oreille à tous nos avertissements et sont allés de plus en plus loin dans la mauvaise direction, malgré les multiples représentations et la position solennelle de la Chine. Les États-Unis étaient pleinement conscients des contre-mesures nécessaires que prendrait la Chine. Alors, ce n'est pas la peine d'offrir un simulacre d'innocence et d'afficher un air de surprise. En fait, dès le tout premier jour où elle a pris des mesures contre les médias chinois, la partie américaine savait qu'elle devrait être responsable de ses décisions, car il ne faut pas s'attendre à ce que la Chine avale une couleuvre au détriment de ses intérêts.

Je tiens à souligner une fois de plus que les mesures que la Chine a prises à l'encontre de médias américains sont des contre-mesures réciproques tout à fait nécessaires, qu'elles constituent une défense légitime et justifiée tous azimuts. Et maintenant, les États-Unis font recours au jeu consistant à jeter de la confusion dans le public. Une fois de plus, j'avertis sévèrement la partie américaine qu'elle devra prendre au sérieux la position solennelle de la Chine, cesser sa répression motivée de médias chinois par des considérations politiques et ses restrictions injustifiées imposées aux médias chinois, et corriger immédiatement ses erreurs, faute de quoi la Chine se battra jusqu'au bout.

Q : Une équipe d'experts médicaux envoyée par le gouvernement chinois est arrivée à Phnom Penh ce matin, la première dans un pays voisin depuis la pandémie de COVID-19. Est-ce lié à l'amitié particulière entre la Chine et le Cambodge ? En plus de l'équipe, la Chine a-t-elle fourni une autre assistance au Cambodge ?

R : Le gouvernement chinois a envoyé une équipe d'experts médicaux pour aider le Cambodge à lutter contre l'épidémie de COVID-19. L'équipe de sept personnes est arrivée ce matin à Phnom Penh et a fait l'objet d'un chaleureux accueil du gouvernement et du peuple cambodgiens. La Chine a également fait don à la partie cambodgienne d'un lot de matériels comprenant des réactifs de dépistage, des respirateurs N95, des masques chirurgicaux médicaux, des blouses d'isolation résistantes aux fluides et des combinaisons de protection.

Après le déclenchement du COVID-19, Sa Majesté le Roi Norodom Sihamoni et Son Altesse Royale la Reine Mère Norodom Monineath Sihanouk ont tous deux adressé des lettres au Président Xi Jinping, exprimant leur sympathie et faisant don d'une somme d'argent. Le Premier Ministre Hun Sen a effectué une visite en Chine peu après l'apparition de l'épidémie pour exprimer sa confiance et son soutien à la victoire de la Chine sur l'épidémie. Les différents milieux de la société cambodgienne ont fait des dons en argent et en matériels à la Chine pour soutenir le peuple chinois menant une guerre totale contre le virus.

À présent, le Cambodge est confronté à la tâche sérieuse de contenir la propagation du COVID-19, et il va sans dire que la Chine fera de son mieux pour aider le Cambodge. Ce n'est pas seulement l'illustration des liens d'amitié particuliers qui unissent les deux pays, mais également un devoir pour les deux pays liés par une communauté de destin et une amitié à toute épreuve. La Chine continuera de travailler en étroite coopération avec le Cambodge pour vaincre la pandémie et contribuer à la sécurité sanitaire publique régionale.

Q : L'Afrique est un maillon faible de la sécurité sanitaire publique internationale. La plupart des pays africains sont confrontés à l'épidémie, et le CDC africain prévoit une flambée épidémique en Afrique à la prochaine étape. Les dons de matériels faits par la Fondation Jack Ma et la Fondation Alibaba à l'Afrique sont arrivés à Addis-Abeba, en Éthiopie, le 22 mars. Pouvez-vous nous informer de la situation globale de l'aide de la Chine à l'Afrique ?

R : La Chine et l'Afrique sont de bons amis, de bons partenaires et de bons frères. Les deux parties se sont toujours soutenues et entraidées. Depuis le début de l'épidémie de COVID-19 en Chine, les pays africains et les organisations régionales africaines ont offert un soutien précieux, à la fois moral et matériel, sous différentes formes à la Chine. La Chine, accordant une attention particulière à la situation en Afrique, a offert différents matériels aux pays africains et à l'Union africaine, y compris des réactifs de dépistage et des équipements de protection médicale. Certains de ces matériels ont été livrés à la partie africaine. La partie chinoise a également organisé une visioconférence pour échanger des expériences concernées avec la partie africaine et a mobilisé des missions médicales chinoises en Afrique pour participer activement aux actions dans leurs pays d'accueil. Bon nombre d'entreprises chinoises, de collectifs populaires et de Chinois d'outre-mer en Afrique ont également fourni une assistance à l'Afrique de leur propre initiative.

Nous apprécions l'acte de générosité de la Fondation Jack Ma et de la Fondation Alibaba, qui illustre de manière vivante les sentiments d'amitié du peuple chinois envers les peuples africains. À l'avenir, la Chine continuera d'accroître son soutien aux efforts des pays africains contre la pandémie. L'aide d'urgence fournie par le gouvernement chinois sera livrée par lots à l'Afrique. La Chine continuera également de coordonner et d'encourager les entreprises chinoises et les institutions privées à apporter un soutien actif aux pays africains.

Q : Première question, il y a une augmentation continue des cas importés de COVID-19 ces derniers temps. Pouvez-vous nous donner plus de détails sur la situation ? Par exemple le nombre d'étrangers, et si la majorité sont des Chinois d'outre-mer qui reviennent en Chine ? Deuxième question, l'Inde ne figure pas sur la liste des pays qui ont fourni de l'assistance à la Chine dont vous avez parlé. Si je me souviens bien, l'Inde a envoyé 15 tonnes de matériels dont la Chine avait besoin. Maintenant, le nombre de cas d'infections par le COVID-19 augmente sans cesse en Inde. La Chine prévoit-elle de fournir de l'assistance en Inde ? Les deux pays ont-ils eu une communication à ce sujet ?

R : S'agissant de votre première question, selon les statistiques publiées par la Commission nationale de la Santé ce matin, le 22 mars à minuit, 353 cas introductifs confirmés au total avaient été signalés. Je ne sais pas exactement combien d'entre eux sont étrangers ou quelles sont leurs nationalités. Si cela vous intéresse, vous pouvez vous renseigner auprès des départements compétents.

Concernant votre deuxième question, depuis l'épidémie de COVID-19, la Chine et l'Inde ont maintenu la communication et la coopération en matière de prévention et de contrôle de l'épidémie. Le Premier Ministre Narendra Modi a adressé une lettre de sympathie au Président Xi Jinping, et le Ministre des Affaires extérieures Subrahmanyam Jaishankar a eu un entretien téléphonique avec le Conseiller d'État Wang Yi. La partie indienne a également fourni des matériels médicaux à la Chine et les différents milieux de la société indienne ont soutenu sous différentes formes la lutte de la Chine contre l'épidémie. Nous en exprimons notre appréciation et nos remerciements. L'ambassade de Chine en Inde a mis en place un mécanisme de liens avec le service de santé indien pour informer en temps opportun la partie indienne de l'évolution de la situation. La Chine fournit également de l'aide et des facilités nécessaires au gouvernement indien pour le rapatriement des citoyens indiens dans le Hubei et la protection de la santé et de la sécurité des citoyens indiens en Chine.

Le COVID-19 s'est déclenché et continue de se propager dans de nombreuses régions du monde. Nous avons noté la situation actuelle en Inde. Je tiens à souligner que la Chine et l'Inde sont les deux seuls grands pays au monde avec une population de plus d'un milliard d'habitants et confrontés à des défis communs en matière de santé publique. Nous sommes prêts à partager nos expériences sur la prévention et le contrôle de l'épidémie, le diagnostic et le traitement, et à apporter soutien et assistance, dans la mesure de nos capacités, en fonction des besoins de la partie indienne.

En outre, j'ai mentionné tout à l'heure le nom de l'Inde lorsque je vous ai informés de la visioconférence qui s'est tenue la semaine dernière entre la Chine et les pays eurasiatiques et sud-asiatiques. L'Inde a participé à la visioconférence, et la communication entre les deux parties a été favorable et étroite.

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