Page d'accueil Consulat Général Service Consulaire Connaître la Chine Connaître l'île de la Réunion Contactez-nous  
Conférence de presse du 16 janvier 2020 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2020/01/16

Q : Hier, le Premier Ministre russe Medvedev a présenté la démission collective du gouvernement au Président Vladimir Poutine. Celui-ci a ensuite proposé la candidature du chef du Service fédéral des impôts Mikhail Mishustin au poste de Premier Ministre. Quel est le commentaire du Ministère chinois des Affaires étrangères à ce sujet ? Les changements dans le gouvernement russe peuvent-ils avoir une influence sur les relations russo-chinoises ?

R : Nous avons noté cette information. La démission de M. Medvedev et de l'ensemble du gouvernement russe est une affaire intérieure de la Russie, que la Chine, en tant que voisin amical, respecte pleinement.

Durant son mandat, M. Medvedev a travaillé activement à promouvoir les relations sino-russes. En particulier, ses multiples visites en Chine et ses rencontres avec son homologue chinois Li Keqiang dans le cadre de sessions régulières entre les chefs de gouvernements chinois et russe ont apporté une grande contribution à la coopération pragmatique bilatérale dans les domaines du commerce, de l'investissement et de l'énergie. La Chine porte une haute appréciation à cela. Nous espérons et avons la certitude que, dans son nouveau poste, M. Medvedev continuera de contribuer au développement du partenariat stratégique global de coordination sino-russe dans la nouvelle ère.

Quant à votre question sur l'influence de cette situation sur les relations sino-russes, je peux vous assurer que, sous la conduite stratégique du Président Xi Jinping et du Président Poutine, les relations sino-russes sont entrées dans une nouvelle ère de relations plus matures, plus stables et plus raffermies, à l'abri des aléas internationaux et du processus politique intérieur des deux pays. La Chine est pleinement confiante en la poursuite de l'approfondissement et du développement du partenariat stratégique global de coordination sino-russe dans la nouvelle ère.

Q : Des procureurs allemands ont annoncé l'ouverture d'une enquête internationale sur un réseau d'espionnage chinois. L'enquête concerne trois ressortissants allemands soupçonnés d'avoir transmis des informations sensibles, notamment des données commerciales, à des « intermédiaires » chinois. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Je ne suis pas au courant de ce dont vous parlez.

Q : Selon des reportages, le port de Gwadar, un projet très important dans le cadre du corridor économique sino-pakistanais, a commencé à accepter des opérations de fret en provenance d'Afghanistan, et la première cargaison est arrivée au port de Gwadar ce mardi. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : J'ai lu des reportages à ce sujet et je me félicite des nouveaux progrès dans le développement du port de Gwadar. Nous soutenons un rôle plus important du port de Gwadar dans la promotion du commerce régional des marchandises. Comme cela a été prouvé, le corridor économique sino-pakistanais profite non seulement aux populations des deux pays, mais stimule également le développement d'autres pays de la région et contribuera à une interconnexion régionale et à une coopération économique de plus haut niveau.

Q : Une question sur le rapport de la Chambre de Commerce de l'UE en Chine sur l'initiative « la Ceinture et la Route ». Selon le rapport, une enquête sur la participation de certains pays européens aux projets dans le cadre de l'initiative « la Ceinture et la Route » montre que seul un petit nombre d'entreprises interrogées ont été invitées à y participer. Le rapport indique également que les règles des appels d'offres pour participer aux projets liés à l'initiative « la Ceinture et la Route » ne sont pas transparentes. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Je n'ai pas encore eu le temps de lire ce rapport. Mais après avoir écouté votre présentation, je pense que ces opinions et conclusions sont inexactes.

Comme nous l'avons répété à plusieurs reprises, l'initiative « la Ceinture et la Route » est une initiative de coopération économique et un bien public international, fidèle aux « règles d'or » de concertation, de synergie et de partage, et à l'idée de coopération ouverte, inclusive et transparente. Dans le cadre de l'initiative « la Ceinture et la Route », les entreprises, tant chinoises qu'étrangères, participent aux projets de manière ouverte, transparente et équitable selon les principes du marché. Le processus des appels d'offres est également ouvert et transparent. La question de savoir si et comment une entreprise participera à un projet spécifique dépend entièrement de son comportement sur le marché, et le succès de son offre dépend également de sa compétitivité.

Depuis les six dernières années après la proposition de l'initiative « la Ceinture et la Route », un grand nombre d'entreprises étrangères, y compris des entreprises européennes, ont participé à sa mise en œuvre. Par exemple, Siemens a élargi son marché avec plus d'une centaine d'entreprises chinoises. Schneider Electric a mené une coopération approfondie avec des entreprises chinoises dans de nombreux projets de construction d'infrastructures dans les pays riverains de l'initiative « la Ceinture et la Route ». DHL et de nombreuses autres sociétés européennes prennent une part active à la construction logistique de « la Ceinture et la Route ». Je peux citer beaucoup d'autres exemples similaires.

Je voudrais souligner, enfin, que le gouvernement chinois continuera d'encourager et d'orienter les entreprises chinoises à participer à la coopération dans le cadre de l'initiative « la Ceinture et la Route » suivant les principes du marché. Nous les encourageons également à s'engager dans une coopération plus étroite avec les entreprises locales dans les pays d'accueil et avec des tiers, ce qui leur apportera de plus grandes opportunités de développement et un plus grand espace de croissance.

Q : Après la signature de l'accord commercial sino-américain de première phase, comment le gouvernement chinois considère-t-il les relations économiques et commerciales avec les États-Unis d'aujourd'hui ? Est-ce l'aube d'une nouvelle ère, ou y aura-t-il encore un long chemin à parcourir ?

R : Hier, la Chine et les États-Unis ont signé à Washington l'accord économique et commercial de première phase. Les deux parties ont prononcé des discours, que vous devez avoir notés, je crois. La Chine a également publié un communiqué de presse à ce sujet.

Je voudrais simplement souligner que la conclusion de l'accord économique et commercial sino-américain de première phase est favorable à la Chine, aux États-Unis et au monde entier. Cela montre également une fois de plus que la Chine et les États-Unis peuvent trouver une solution appropriée et efficace aux questions concernées grâce au dialogue et à la consultation, sur la base de l'égalité et du respect mutuel.

Q : À propos de l'accord commercial. Le Président Trump a déclaré hier qu'il se rendrait en Chine dans un proche avenir. Avez-vous des informations à ce sujet ?

R : Vous devez vous rappeler que les Chefs d'État chinois et américain ont convenu, dans un entretien téléphonique le 20 décembre 2019, de maintenir une communication et des contacts réguliers par divers moyens.

Q : Hier à New Delhi, le Ministre russe des Affaires étrangères Lavrov a déclaré que le Brésil et l'Inde devraient être membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU. Pouvez-vous expliquer la position de la Chine à ce sujet ?

R : Le Conseil de Sécurité de l'ONU, au centre du mécanisme de sécurité collective internationale, doit être réformé pour mieux s'acquitter des responsabilités confiées par la Charte des Nations Unies. La réforme devrait permettre d'accroître la représentation et d'augmenter la voix au chapitre des pays en développement, et permettre à davantage de pays petits et moyens de participer à la prise de décisions au Conseil de Sécurité. La réforme du Conseil de Sécurité est d'une grande importance, car elle touche au développement à long terme de l'ONU et aux intérêts vitaux de tous les États membres. À l'heure actuelle, il existe encore d'énormes divergences entre les parties et il n'y a pas encore un large consensus sur le projet de réforme. La Chine entend continuer à travailler avec les États membres des Nations Unies pour rechercher une solution globale qui tienne compte des intérêts et des préoccupations de toutes les parties par le dialogue et la consultation.

Q : Avant-hier, la Chine a publié les dernières données officielles sur le commerce bilatéral sino-indien, présentant un énorme déséquilibre commercial. Je voudrais savoir quelles mesures la Chine a prises après la rencontre des dirigeants des deux pays à Wuhan pour remédier à ce déséquilibre et quelles nouvelles mesures la Chine prendra en 2020 pour résoudre le problème concerné ?

R : La Chine attache toujours une grande importance aux préoccupations de l'Inde concernant le déséquilibre commercial. Nous n'avons jamais recherché une balance commerciale positive avec l'Inde. Ces dernières années, la Chine a pris une série de mesures, notamment l'augmentation des importations de riz et de sucre, et l'accélération du processus d'approbation pour l'importation de produits médicaux et agricoles en provenance de l'Inde. Pendant les cinq dernières années, les importations chinoises en provenance de l'Inde ont augmenté de 15% ; les ménages chinois ont accès à de plus en plus de produits indiens. En 2019, le déficit commercial de l'Inde avec la Chine a considérablement diminué. Lors de la deuxième Exposition internationale d'importation de Chine (CIIE), l'Inde était le pays ayant connu la plus forte augmentation des échanges.

La Chine et l'Inde sont à la fois de grands pays et des membres du G20. Les deux pays connaissent une croissance économique rapide et disposent d'un énorme potentiel de développement. Les deux parties devraient considérer le déséquilibre commercial avec une vision du développement et s'efforcer de trouver de nouvelles idées pour résoudre les problèmes. Lors de la réunion informelle tenue l'année dernière à Chennai, le Président Xi Jinping et le Premier Ministre Modi ont convenu de mettre en place un mécanisme de dialogue économique et commercial de haut niveau entre les deux pays. Nous espérons que les deux parties déploieront des efforts dans le même sens et utiliseront ce mécanisme pour renforcer la coopération bilatérale dans le commerce et l'investissement et promouvoir le développement équilibré de la coopération commerciale bilatérale.

Q : Le Président russe Vladimir Poutine a déclaré hier, dans son discours annuel à la Nation, que les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité devraient renforcer la coordination pour éliminer toutes les conditions susceptibles d'entraîner des conflits internationaux et assumer une responsabilité particulière pour la paix et la stabilité dans le monde. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ? Pensez-vous que d'autres grands pays devraient également assumer la même responsabilité ?

R : La Chine partage le point de vue du Président Poutine. Le Conseil de Sécurité est au centre du mécanisme de sécurité collective internationale. Les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité assument des responsabilités particulières en matière de paix et de sécurité mondiales. Face à l'instabilité et à l'incertitude croissantes dans le monde et à la succession des dossiers brûlants régionaux, la communauté internationale appelle à une sauvegarde du multilatéralisme et à un rôle renforcé de l'ONU.

Alors que nous célébrons le 75e anniversaire de la victoire de la guerre antifasciste mondiale et de la fondation de l'ONU en 2020, il est très important pour les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de renforcer la communication et d'intensifier la coordination et la coopération sur la situation internationale et les grandes questions internationales et régionales d'importance majeure, car cela contribuera à maintenir le multilatéralisme et l'ordre international d'après-guerre, l'autorité de l'ONU et du Conseil de Sécurité, ainsi que la paix et la stabilité mondiales et régionales.

Q : Le Vice-Président américain Mike Pence a déclaré que les États-Unis et la Chine avaient entamé les négociations commerciales de deuxième phase. Pouvez-vous le confirmer et donner plus de détails sur le niveau de ces discussions et sur les sujets à aborder ?

R : La Chine et les États-Unis ont signé l'accord commercial de première phase. L'urgence est de déployer des efforts par les deux parties, de respecter scrupuleusement l'accord en s'attachant au principe de l'égalité et du respect mutuel, de tenir compte des préoccupations fondamentales réciproques et de bien mettre en application l'accord de première phase. Cela est d'une grande importance pour les relations économiques et commerciales entre les deux pays à l'avenir.

En ce qui concerne la question spécifique que vous avez posée, je vous conseille de vous renseigner auprès du département compétent.

Q : Selon le texte de l'accord commercial de première phase, la Chine achètera pas moins de 200 milliards de dollars américains de produits agricoles aux États-Unis dans les deux prochaines années. La Chine peut-elle garantir l'achat de cet énorme montant ?

R : Comme je viens de le dire, la conclusion de l'accord commercial de première phase entre la Chine et les États-Unis est favorable à la Chine, aux États-Unis et au monde entier. L'urgence est que les deux parties respectent leurs engagements énoncés dans l'accord en travaillant de concert et tiennent compte des préoccupations fondamentales réciproques pour mettre en œuvre l'accord de première phase.

Q : J'aimerais savoir quelle est exactement la position de la Chine sur l'entrée de l'Inde au Conseil de Sécurité de l'ONU. Deuxièmement, concernant le déficit commercial entre les deux pays, vous avez dit tout à l'heure que le déficit entre les deux pays avait considérablement diminué l'an dernier. Au cours des deux dernières années, il a été assez élevé, atteignant 58 milliards de dollars, et le nouveau chiffre en 2019 était d'environ 56 milliards de dollars. Compte tenu de la baisse du volume des échanges entre les deux pays l'an dernier, la différence n'est pas si évidente.

R : En ce qui concerne la réforme du Conseil de Sécurité, je viens d'exposer intégralement la position de la Chine dans ma réponse à une question précédente. Je n'ai pas d'autres informations à fournir.

En ce qui concerne le déséquilibre commercial entre la Chine et l'Inde qui vous intéresse, ce que je viens de partager avec vous, ce sont les données de 2019, qui montrent une nette baisse du déficit commercial entre l'Inde et la Chine. Comme je l'ai dit, la Chine attache toujours une grande importance aux préoccupations de l'Inde concernant le déséquilibre commercial. Nous n'avons jamais recherché un excédent commercial avec l'Inde. En fait, au cours des dernières années, la Chine a pris une série de mesures pour accroître les importations en provenance de l'Inde. Nous avons la certitude que des plateformes telles que la CIIE peuvent également jouer un rôle positif pour augmenter les importations chinoises en provenance de l'Inde et corriger le déséquilibre commercial entre les deux parties. La Chine fait preuve d'une grande sincérité sur cette question. Nous entendons travailler de concert avec la partie indienne pour résoudre progressivement ce problème.

Envoyer ce lien à un ami
  Imprimer