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Conférence de presse du 29 janvier 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019/01/29

Q : Dans son discours prononcé à un forum organisé à Singapour par le British International Institute for Strategic Studies, le Ministre australien de la Défense, Christopher Pyne, a déclaré que l'étouffement de la croissance et de la prospérité de l'économie chinoise ne procurera aucun avantage à l'Australie, et que son pays ne s'intéresse pas à l'endiguement de la Chine. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Nous avons noté les reportages concernés. Une relation sino-australienne qui se développe de manière saine et stable correspond aux intérêts communs des deux pays et des deux peuples. Nous espérons que l'Australie et la Chine pourront travailler ensemble pour faire avancer le partenariat stratégique global entre les deux pays sans discontinuer sur la base du respect mutuel et du traitement sur un pied d'égalité.

Q : Les accusations dévoilées par les États-Unis contre Huawei contiennent des preuves détaillées, y compris des preuves recueillies dans des courriers électroniques, des interviews et des appareils électroniques. La Chine est-elle d'avis que l'affaire est fabriquée de toutes pièces ?

R : Ce matin, j'ai répondu au sujet des inculpations de Huawei et de Meng Wanzhou par le Ministère américain de la Justice. Je pense que vous avez remarqué que Huawei a également donné sa réponse.

Je voudrais réitérer que le gouvernement chinois a toujours demandé aux entreprises chinoises de mener une coopération économique internationale fondée sur le respect des lois et des réglementations. Dans le même temps, la Chine demande à tous les pays de créer un environnement équitable, juste et non discriminatoire pour les activités normales des entreprises chinoises.

Depuis quelque temps, les États-Unis utilisent leur pouvoir national pour ternir l'image de certaines entreprises chinoises et les réprimer, dans le but d'étouffer leurs activités licites et légitimes. Des intentions et des manipulations politiques profondes s'y dissimulent. Nous exhortons vivement les États-Unis à cesser la répression abusive de Huawei et d'autres entreprises chinoises, et à les traiter de manière objective et équitable. La Chine continuera également à défendre fermement les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises.

Q : Les États-Unis ont annoncé leur décision d'imposer des sanctions à la compagnie pétrolière nationale du Venezuela. Quel est votre commentaire à ce sujet ? Pensez-vous que cela aura un impact négatif sur la coopération entre la Chine et le Venezuela dans le secteur de l'énergie ? Combien de citoyens chinois y a-t-il au Venezuela actuellement ?

R : La Chine s'en tient fermement au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays. Nous sommes d'avis que les affaires du Venezuela ne doivent et ne peuvent être choisies et décidées que par le peuple vénézuélien, et nous nous opposons aux sanctions unilatérales. L'histoire nous a appris que les ingérences extérieures ou les sanctions, au lieu d'aider à résoudre les problèmes, ne peuvent que compliquer les choses. Les sanctions imposées au Venezuela par le pays concerné auront un impact négatif sur le bien-être de la population vénézuélienne, et ce pays doit assumer toutes les conséquences graves qui en découleront.

Vous avez évoqué des impacts éventuels sur la coopération bilatérale entre la Chine et le Venezuela, la Chine étant un partenaire important de la coopération économique et commerciale du Venezuela. La coopération entre les deux pays depuis de longues années a apporté des avantages réels aux deux peuples. Conformément au principe d'égalité, d'avantages mutuels et de coopération gagnant-gagnant pour un développement partagé, la Chine continuera de renforcer sa coopération avec le Venezuela dans différents domaines pour œuvrer au mieux-être des deux peuples.

S'agissant de la question des citoyens chinois vivant au Venezuela, je peux vous confirmer que le gouvernement chinois attache toujours une grande importance à la sécurité et aux droits et intérêts légitimes des citoyens et des établissements chinois à l'étranger. Le Ministère des Affaires étrangères et les missions diplomatiques et consulaires accréditées à l'étranger suivent de très près la situation sécuritaire dans les pays concernés et rappellent, par différents moyens, aux citoyens chinois présents dans ces pays de prendre les précautions nécessaires.

Q : En ce qui concerne la mise en accusation de Huawei par les États-Unis, pensez-vous qu'elle aura des conséquences ou nuira aux consultations commerciales sino-américaines prévues cette semaine à Washington ?

R : Si je ne m'abuse, mes collègues ont récemment répondu à des questions similaires. La Chine a affirmé à maintes reprises sa position sur l'affaire Meng Wanzhou et les questions relatives à Huawei. Je pense que les États-Unis doivent bien en prendre conscience.

En ce qui concerne les consultations commerciales sino-américaines, nous avons également clairement exposé notre position à ce sujet à plusieurs reprises. Les États-Unis le savent très bien aussi.

Q : Nous avons noté qu'aujourd'hui, sur le site web du Ministère des Affaires étrangères, a été publiée une information sur la visite de l'Émir Tamim de l'État du Qatar en Chine. Pourriez-vous nous dire quels dirigeants chinois le rencontreront ? Quels seront les sujets de leurs entretiens ? Qu'attend la Chine de sa visite ?

R : À l'invitation du Président Xi Jinping, l'Émir Tamim de l'État du Qatar effectuera une visite d'État en Chine les 30 et 31 janvier. Le Président Xi Jinping s'entretiendra avec lui. Le Premier Ministre Li Keqiang et le Président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN), Li Zhanshu, le rencontreront respectivement. Les dirigeants des deux pays procéderont à un échange de vues sur les relations bilatérales et les questions d'intérêt commun.

Ces dernières années, les relations entre la Chine et le Qatar maintiennent un bon élan de développement. Adhérant au principe de traitement sur un pied d'égalité et de respect mutuel, les deux pays ont établi un partenariat stratégique, obtenu de riches résultats dans la coopération sur l'énergie, la construction d'infrastructures, la finance et les investissements, avec des échanges socioculturels étroits et des échanges interpersonnels fréquents.

La visite d'État que l'Émir Tamim effectuera bientôt en Chine sera sa deuxième visite en Chine en quatre ans. La Chine espère que cette visite importante permettra aux deux pays de consolider davantage leur amitié traditionnelle, de renforcer la confiance politique mutuelle, d'approfondir la coopération bilatérale dans divers domaines dans le cadre de l'initiative « la Ceinture et la Route » et de contribuer à un plus grand développement du partenariat stratégique Chine-Qatar.

Q : La partie chinoise estime que l'affaire relative à Huawei et Meng Wanzhou est de nature politique, tandis que la partie américaine pense qu'il s'agit d'une affaire judiciaire fondée sur des éléments raisonnables contre Huawei et Meng Wanzhou. Est-ce que la Chine est toujours d'avis que c'est une affaire politique ? Si oui, pourquoi ?

R : Tout comme je viens de dire quand j'ai répondu à la question posée par un autre journaliste, les États-Unis répriment et ternissent l'image de certaines entreprises chinoises en utilisant depuis un certain temps leur pouvoir national dans le but d'étrangler des activités licites et légitimes. Des intentions et des manipulations politiques profondes s'y dissimulent. C'est notre position, et nous l'avons expliquée très clairement.

Je vous conseille de prêter attention à la réponse donnée par Huawei ce matin, dans laquelle l'entreprise a nié toutes les accusations formulées par les États-Unis à son encontre.

Q : Selon certaines informations, les États-Unis ont officiellement demandé au Canada d'extrader Meng Wanzhou. Quel est votre commentaire ?

R : En ce qui concerne les inculpations américaines de Huawei et de Meng Wanzhou, j'ai donné une réponse ce matin.

Concernant la demande officielle des États-Unis au Canada d'extrader Meng Wanzhou, la partie chinoise a immédiatement fait des représentations solennelles respectivement auprès de la partie américaine et de la partie canadienne. Nous avons exprimé notre vive indignation et notre ferme opposition au fait que les États-Unis ont formulé obstinément une demande d'extradition au Canada malgré les démarches solennelles de la Chine.

Nous exhortons une nouvelle fois les États-Unis à retirer immédiatement leur mandat d'arrêt et leur demande officielle d'extradition de Mme Meng Wanzhou. Nous exhortons également le Canada à considérer avec tout le sérieux qui s'impose la position solennelle de la Chine, à libérer sans tarder Mme Meng Wanzhou, à garantir ses droits et intérêts légaux et légitimes, et à cesser de tirer les marrons du feu pour les États-Unis.

Q : Selon des sources d'information, le projet de chemin de fer de la côte est de la Malaisie, qui est un projet de coopération sino-malaisienne dans le cadre de l'initiative « la Ceinture et la Route », a été annulé. Pouvez-vous confirmer que c'est une annulation totale, ou préciser si le projet est juste temporairement mis de côté ? Si c'est vrai, est-ce que cela pourrait affecter les relations sino-malaisiennes ?

R : J'ai répondu à la même question hier. Je peux répéter ma réponse pour vous.

J'ai lu des reportages concernés, mais pour le moment, je ne suis pas au courant des détails. Ce que je peux vous dire, c'est que le projet avait été conclu par les deux parties conformément aux principes du marché fondés sur l'égalité, les avantages mutuels et la recherche d'un consensus. Les parties chinoise et malaisienne restent en communication sur les questions y relatives.

Q : La délégation économique et commerciale chinoise a dû arriver à Washington. Est-ce qu'elle discutera de l'affaire Meng Wanzhou avec la partie américaine ?

R : La partie chinoise a publié des informations sur les consultations économiques et commerciales sino-américaines. Nous espérons que les délégations des deux parties pourront, en tenant compte de l'important consensus auquel sont parvenus les présidents des deux pays, déployer des efforts actifs et travailler dans le même sens pour trouver une solution acceptable pour les deux parties. C'est aussi une attente commune de la communauté internationale.

Q : Le Club des correspondants étrangers en Chine a publié aujourd'hui les résultats d'une enquête menée auprès de ses membres sur leurs conditions de reportages en Chine. Selon ce rapport, l'enquête a révélé une détérioration significative de l'environnement de travail des journalistes étrangers en Chine. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : L'organisation que vous avez mentionnée publie chaque année un rapport de ce genre. Rien n'est nouveau, c'est toujours le même refrain. Je ne pense pas que le rapport représente l'opinion de tous les correspondants étrangers accrédités en Chine et il ne mérite pas la moindre réfutation.

Ce que je veux souligner ici, c'est que la Chine continuera, comme toujours, à fournir l'aide et le soutien nécessaires aux correspondants étrangers en Chine dans le cadre de leur travail normal. Si vous rencontrez des difficultés ou des problèmes, n'hésitez pas à nous contacter. Nous voulons faire tout notre possible pour vous aider. Je pense que c'est beaucoup plus constructif que la compilation d'un soi-disant rapport pour blâmer chaque année la partie chinoise de manière injustifiée. Cela est également plus favorable à la résolution des problèmes.

Q : S'agissant du Venezuela, la partie chinoise a-t-elle été en contact avec Maduro ou le chef de l'opposition ? Lequel des deux reconnaissez-vous comme Président du Venezuela ?

R : Ma collègue a répondu à la même question la semaine dernière. L'envoyé spécial du Président Xi Jinping a assisté à la cérémonie d'investiture du Président Maduro le 10 janvier, si je me souviens bien.

Question posée par le même journaliste : La Chine considère-t-elle toujours Maduro comme le Président du Venezuela ?

R : Je viens de vous dire que l'envoyé spécial du Président Xi Jinping a assisté à la cérémonie d'investiture du Président Maduro. Je pense avoir répondu à votre question. Vous n'avez toujours pas compris ?

Question posée par le même journaliste : Non, pas vraiment. Je comprends ce que vous dites. Mais vous n'avez pas répondu directement à ma question : qui est le Président du Venezuela reconnu par la Chine ?

R : J'ai donné une réponse explicite : l'envoyé spécial du Président Xi Jinping a assisté à la cérémonie d'investiture du Président Maduro. Si la Chine ne l'avait pas reconnu, pourquoi aurions-nous envoyé un envoyé spécial pour assister à sa cérémonie d'investiture ? Je pense que vous auriez pu comprendre cette logique.

Question posée par le même journaliste : Y a-t-il eu des changements depuis l'entrée en fonction, après la prestation de serment de Maduro ?

R : Pensez-vous que je vous aurais donné cette réponse s'il y avait eu des changements ?

Question posée par le même journaliste : En ce qui concerne l'achat de pétrole au Venezuela, la Chine pourra-t-elle tirer parti des sanctions imposées par d'autres pays au Venezuela ? Pourra-t-elle obtenir des prix plus bas sur le pétrole, par exemple ?

R : Vous avez posé une question très professionnelle. Je vous invite à vous adresser aux départements compétents. Ce que je peux vous dire, c'est que la coopération sino-vénézuélienne au fil des années a apporté des avantages réels aux deux peuples. La Chine poursuivra ses échanges et sa coopération dans divers domaines avec le Venezuela dans le respect des principes d'égalité, d'avantages mutuels, de la coopération gagnant-gagnant et d'un développement partagé, afin de favoriser le bien-être des deux peuples.

Vous avez compris maintenant ? (Le journaliste fait un signe de tête affirmatif.)

Q : J'ai deux questions. Premièrement, à l'Université Duke aux États-Unis, un administrateur universitaire a récemment demandé aux étudiants chinois de ne pas parler chinois entre eux. Je voudrais savoir quel est le commentaire du Ministère chinois des Affaires étrangères à ce sujet. Deuxièmement, selon le rapport du Club des correspondants étrangers en Chine, des journalistes étrangers ont subi des conflits physiques pendant leurs interviews en Chine, mais les journalistes chinois travaillant aux États-Unis ou en Europe n'ont jamais rencontré ce genre de problèmes. Quelle est la position du Ministère chinois des Affaires étrangères à cet égard ? Le Ministère des Affaires étrangères va-t-il continuer à soutenir les journalistes étrangers dans leur travail en Chine ou va-t-il fermer les yeux devant une situation chaotique ?

R : Je réponds d'abord à votre deuxième question. Comme je viens de le dire, nous allons, comme toujours, apporter notre soutien et faciliter les reportages normaux des correspondants étrangers en Chine. Vous pouvez nous contacter si vous rencontrez des problèmes ou des difficultés dans votre travail, et nous ferons tout notre possible pour les résoudre. Je pense que de telles interactions constructives seront favorables à l'instauration d'un climat de confiance mutuelle entre les deux parties et au règlement des problèmes. Cela s'avérera beaucoup plus constructif que la publication d'un rapport agressif et plus utile pour votre travail en Chine.

En ce qui concerne votre première question, pour être honnête, je ne pense pas que ce soit une question diplomatique. Mais je ne peux pas m'empêcher de vous demander ce que des étudiants américains en penseraient si une université chinoise leur interdisait de parler anglais entre eux. Je pense que cela va à l'encontre des sentiments communs.

Q : Une délégation de l'UE a fait une visite dans le Xinjiang en janvier, sous la supervision de fonctionnaires chinois. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

R : À ma connaissance, des responsables de l'Union européenne se sont récemment rendus dans le Xinjiang. Cette visite les aura aidés à mieux connaître la situation dans le Xinjiang de manière objective, en particulier les mesures préventives de lutte contre le terrorisme et de désextrémisation prises par la région autonome ouïgoure du Xinjiang. Dans le contexte international complexe actuel, la Chine et l'UE doivent continuer à renforcer la communication et la coordination stratégiques, à respecter les intérêts fondamentaux respectifs, et à préserver le multilatéralisme par la coopération sino-européenne pour promouvoir conjointement la paix, la stabilité et le développement dans le monde.

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